Ektachrome ça existe toujours ? 
Plus pour longtemps, dépêche toi!
J'ai même encore, il n'y a pas si longtemps, déniché un paquet de Kodachrome (mais si !) dans une boîte vépéciste britannique. Il m'en reste quelques bobines, qui n'ont toujours pas atteint la date limite. Seul ennui : les faire développer.
Car cela est devenu un peu coton et même galère. Autrefois, quand j'habitais encore l'Allemagne, je les envoyais, souvent groupés, à Stuttgart. Les boîtes à lettres allemandes ont un avantage supplémentaire : on faisait assez facilement entrer un colis même relativement épais.
Contenant même plusieurs Kodachrome dans leurs boîtes protectrices. Il n'y a pas si longtemps, j'ai eu l'astucieuse idée de poster deux films de ce type en Espagne.
Le "labo" espagnol avait changé d'adresse entre-temps. J'ai fini par récupérer les deux pelloches. Mais plusieurs mois plus tard. Entre-temps, la boîte postale à Valencia avait déménagé.
Et les films étaient évidemment expédiés en Suisse, ce que je ne soupçonnais pas. Ben, les Ekta, cela me semble tout de même moins bon, et je m'en passerais sans trop de regrets (je ne possède pas de boîtier moyen format).
Dans mes Nikon, je mets désormais de préférence des FUJI (à part évidemment les quelques Kodachrome restants, qui me rappellent toujours aussi affectueusement la chanson de Simon & Garfunkel).
Tant qu'on trouve encore des Velvia (par endroits, même des 50), cela me remplace avantageusement des Ektachrome. Le film est généralement un peu plus long (1 à 2 images de plus par rapport aux Kodak), et le développement dure aussi longtemps.
C'est-à-dire un peu moins d'une semaine chez le photographe local, quelques heures au prix fort dans une galérie marchande à Perpignan, le temps de faire ses courses et éventuellement manger un morceau dans un des restos de la galérie.
Mais il existe encore des films, même si des spécialités sont en voie de disparition (j'aimais bien l'AGFA Scala, mais la marque ne fabrique plus de pellicules, et le développement est un peu coton, surtout en France - exit donc la diapo en noir et blanc).
Et si un jour il n'y en aura plus, j'achèterai sans doute une vitrine supplémentaire pour y exposer mes boîtiers Nikon de collection. Je déclencherai de temps en temps l'obtu, pour en assurer le fonctionnement.
Mais s'en séparer ? Peut-être d'ici quelques décennies quand la côte aura atteint des sommets astronomiques en matière de prix de collection. Je garderai sans doute toujours mon FM. Et probablement même le FE. Le F90x est pas mal aussi..
Mais le FM est probablement la pièce la plus invendable. Car il était mon premier "vrai" appareil photo après des années de Kodak Instamatic, offert neuf par mes parents quand j'avais 14 ans. Ce n'est pas le genre de choses à revendre, si l'on est un peu sentimental.
S'il le faut, je crois, je l'emporterai dans ma tombe. Faut que je pense à faire un testament allant dans ce sens. Car à 40 ans passées, on n'est plus si jeune que cela.
