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APPRENDRE LA PHOTO => Comment faire de bonnes photos => Discussion démarrée par: Brat Pix le 25 Jan, 2026, 09:36:57 am
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Cet épisode de mes secrets de cuisine photographique est consacré à l’exposition à droite, une technique proposée en 2003 par Michael Reichmann qui conduit à gaver de photons le capteur de son appareil photo numérique (tout en veillant à éviter les phénomènes de régurgitation).
Dans les cas difficiles, cette technique permet d’améliorer la qualité des résultats de façon spectaculaire, comme en témoignent les deux images qui suivent. Elles correspondent à de forts agrandissements d’un même petit détail d’une scène particulièrement mal éclairée. La première photo a été prise sans précaution particulière, tandis que la seconde a bénéficié d’une exposition à droite.
Le document téléchargeable en cliquant sur ce lien (https://bratpix.wordpress.com/2026/01/25/exposition-a-droite/) explique comment procéder avec un appareil photo numérique reflex ou hybride, ainsi que trois raisons qui expliquent le succès de la procédure.
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Article très intéressant et instructif pour moi !
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Article très intéressant et instructif pour moi !
Merci Gilles !
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Très bon article pédagogique et clair, merci beaucoup ! :)
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Très bon article pédagogique et clair, merci beaucoup ! :)
Ton message me fait plaisir.
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Ou comment ne plus exposer à droite sans savoir pourquoi ? 😁
Merci du partage, j'ai pu voir que je n'étais pas à côté de la plaque par rapport à cette technique.
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Ou comment ne plus exposer à droite sans savoir pourquoi ? 😁
Merci du partage, j'ai pu voir que je n'étais pas à côté de la plaque par rapport à cette technique.
Ceci dit, vu la qualité du matériel le plus récent, l'exposition à droite n'est plus aussi utile qu'à l'époque de sa découverte. Elle me semble particulièrement intéressante pour photographier des choses sombres dont on souhaite un rendu sombre et aussi par les secrets des capteurs qu'elle offre l'occasion de contempler.
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L'importance d'exposer à droite est très bien expliquée dans ce document !
Vraiment, cela explique concrètement pourquoi il faudrait toujours avoir cette démarche quand on photographie en RAW.
En revanche, la méthode évoquée pour y arriver n'est pas la bonne (sans vouloir te manquer d'aucun respect).
Il ne faut pas se fier aveuglément à l'histogramme pour réellement exposer à droite.
Car celui-ci analyse l'aperçu JPG résultant d'un profil DCP (Picture Control chez Nikon).
Et ces profils DCP ont, en entrée, une courbe gamma non linéaire (qu'on ne connait pas et qu'on ne peut pas modifier).
Donc ces profils à courbe standard faussent toujours l'exposition contenue dans le RAW.
L'utilisation d'un profil linéaire dans un logiciel de développement permet de juger de l'écart d'exposition entre une photo dématricée en linéaire (fidèle au RAW) et la même photo en aperçu sur l'écran de l'APN.
Alors que faut-il faire ? ;D
Et bien, on peut mesurer la lumière réfléchie avec le spotmètre intégré à chaque APN. Cette méthode est employée en photo de reportage depuis que la photo existe mais elle fonctionne avec tous les styles de photo. C'est donc un savoir-technique de base que tout photographe devrait connaître et savoir appliquer.
Ou alors, on peut mesurer la lumière incidente avec un luxmètre indépendant pour une justesse sans faille (quand c'est applicable et qu'on a évidemment un luxmètre). Généralement employée en photo où on utilise de la lumière artificielle ou mixte.
À noter que la mesure doit être faite sur la zone la plus claire de la composition dont on souhaite conserver les détails (pas d'écrêtage ou de "cramé" comme on dit).
Et, on n'oublie pas de surexposer d'environ +1.33 IL (valeur d'ailleurs évoquée dans le document) pour que les valeurs de luminance des tonalités soient les plus élevées possibles. On peut aussi identifier la valeur adaptée à notre boîtier si on veut optimiser au maximum.
Car 75% de la richesse du RAW 14 bits se trouve dans les hautes-lumières et très hautes-lumières.
Au final, on aura un fichier brut très malléable en post-traitement permettant d'avoir la meilleure qualité d'image finale.
En portrait, cela va sublimer les transitions de teintes de peau.
En paysage, cela va sublimer les dégradés des teintes multiples qu'on retrouve dans la nature.
Il y aurait d'autres exemples à donner.
Alors tout ça c'est bien joli et peut paraître élitiste ! =D
Oui c'est vrai, si nos photos ont pour seule destination un écran de smartphone au travers d'une compression JPG appliquée par les réseaux sociaux.
Et non c'est faux, si nos photos ont vocation à être imprimées, exposées voire êtres vendues.
Personnellement, qui peut le plus peut le moins ::)
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Doublon
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L'importance d'exposer à droite est très bien expliquée dans ce document !
Vraiment, cela explique concrètement pourquoi il faudrait toujours avoir cette démarche quand on photographie en RAW.
En revanche, la méthode évoquée pour y arriver n'est pas la bonne (sans vouloir te manquer d'aucun respect).
Il ne faut pas se fier aveuglément à l'histogramme pour réellement exposer à droite.
Car celui-ci analyse l'aperçu JPG résultant d'un profil DCP (Picture Control chez Nikon).
Et ces profils DCP ont, en entrée, une courbe gamma non linéaire (qu'on ne connait pas et qu'on ne peut pas modifier).
Donc ces profils à courbe standard faussent toujours l'exposition contenue dans le RAW.
L'utilisation d'un profil linéaire dans un logiciel de développement permet de juger de l'écart d'exposition entre une photo dématricée en linéaire (fidèle au RAW) et la même photo en aperçu sur l'écran de l'APN.
Alors que faut-il faire ? ;D
Et bien, on peut mesurer la lumière réfléchie avec le spotmètre intégré à chaque APN. Cette méthode est employée en photo de reportage depuis que la photo existe mais elle fonctionne avec tous les styles de photo. C'est donc un savoir-technique de base que tout photographe devrait connaître et savoir appliquer.
Ou alors, on peut mesurer la lumière incidente avec un luxmètre indépendant pour une justesse sans faille (quand c'est applicable et qu'on a évidemment un luxmètre). Généralement employée en photo où on utilise de la lumière artificielle ou mixte.
À noter que la mesure doit être faite sur la zone la plus claire de la composition dont on souhaite conserver les détails (pas d'écrêtage ou de "cramé" comme on dit).
Et, on n'oublie pas de surexposer d'environ +1.33 IL (valeur d'ailleurs évoquée dans le document) pour que les valeurs de luminance des tonalités soient les plus élevées possibles. On peut aussi identifier la valeur adaptée à notre boîtier si on veut optimiser au maximum.
Car 75% de la richesse du RAW 14 bits se trouve dans les hautes-lumières et très hautes-lumières.
Au final, on aura un fichier brut très malléable en post-traitement permettant d'avoir la meilleure qualité d'image finale.
En portrait, cela va sublimer les transitions de teintes de peau.
En paysage, cela va sublimer les dégradés des teintes multiples qu'on retrouve dans la nature.
Il y aurait d'autres exemples à donner.
Alors tout ça c'est bien joli et peut paraître élitiste ! =D
Oui c'est vrai, si nos photos ont pour seule destination un écran de smartphone au travers d'une compression JPG appliquée par les réseaux sociaux.
Et non c'est faux, si nos photos ont vocation à être imprimées, exposées voire êtres vendues.
Personnellement, qui peut le plus peut le moins ::)
Merci Jimmy pour ton commentaire et cette méthode alternative de mise en œuvre.
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Mesurer la lumière sur le sujet, sur-exposer de 1.3 IL, importer en profil linéaire, c'est du Nath Sakura tout craché. C'est ce que je fais également la plupart du temps. Il faut juste savoir que ça ne marche pas en photo nocturne, et pour cause : la cellule ne fonctionnera pas et il faudra passer à une méthode plus empirique, en tout manuel.
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Mesurer la lumière sur le sujet, sur-exposer de 1.3 IL, importer en profil linéaire, c'est du Nath Sakura tout craché. C'est ce que je fais également la plupart du temps. Il faut juste savoir que ça ne marche pas en photo nocturne, et pour cause : la cellule ne fonctionnera pas et il faudra passer à une méthode plus empirique, en tout manuel.
Nath Sakura reprend effectivement cette méthode. Mais ce n'est pas elle qui l'a inventée.
C'est de la photométrie pure, une science qui existe depuis qu'on sait faire de la photographie.
Après, il y a des domaines photos comme la photo nocturne qui, effectivement, ne vont pas être adaptées pour utiliser cette méthode.
Mais cela reste applicable à 90% de ce qui se fait aujourd'hui en photo. Ce chiffre est un ordre de grandeur.
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Nath Sakura reprend effectivement cette méthode. Mais ce n'est pas elle qui l'a inventée.
C'est de la photométrie pure, une science qui existe depuis qu'on sait faire de la photographie.
On est bien d’accord :)
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Mais cela reste applicable à 90% de ce qui se fait aujourd'hui en photo. Ce chiffre est un ordre de grandeur.
Laisse moi rire. Cette technique (sur-ex de 1,33 IL, puis application d'un profil linéaire) est au contraire ingérable dans 90% des cas.
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Laisse moi rire. Cette technique (sur-ex de 1,33 IL, puis application d'un profil linéaire) est au contraire ingérable dans 90% des cas.
Du genre ?
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Laisse moi rire. Cette technique (sur-ex de 1,33 IL, puis application d'un profil linéaire) est au contraire ingérable dans 90% des cas.
Ce n'est pas ce que je constate avec succès dans ma pratique depuis plusieurs années
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Ce n'est pas ce que je constate avec succès dans ma pratique depuis plusieurs années
Je suis du même avis.
Il y a certes des situations photographiques où cela peut être casse-gueule de le faire.
Je vais prendre l'exemple du reportage de mariage :
- Cas où c'est casse-gueule : Typiquement quand les mariés sont en mouvement avec une lumière très changeante comme le fait d'être à l'ombre ou au soleil de façon très alternée avec la position du soleil différent selon les prises de vue, etc. Là, oui clairement on va privilégier l'instant quitte à avoir une exposition moyenne en matriciel
- Cas où c'est totalement gérable : Couple, Cérémonies, Groupes, Préparation. Car la lumière est largement stable, il suffit de mesurer une fois (mode spot) pour bien exposer le sujet, et on n'a plus qu'à photographier en se concentrant sur la composition et la mise au point.
Conclusion : même en reportage, c'est gérable. D'ailleurs cela a toujours fonctionné comme ça en argentique si on voulait être sûr de rentrer avec des exploitables.
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Oh mais les gars ... Il y a aucune injonction à le faire.
On peut exposer à droite, sur le gris 18% ou à gauche.
Il faut savoir adapter sa mesure à situation quand on sait ce qu'on fait par rapport à son matériel.
Dans le doute laissez faire l'appareil...
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Bonjour
L'exposition à droite n'est pas une nouvelle technique mais une méthode décrite en 2003… et dès 2008, progrès des logiciels de traitement, généralisation du raw et amélioration des capteurs aidant, la pertinence de la méthode posait question.
C'est, pour moi, une technique qu'il faut connaître (il faut donc la pratiquer à minima pour pouvoir l'utiliser quand il n'est pas possible de faire autrement)… de là à l'utiliser systématiquement…
Pour en savoir plus : http://www.questionsphoto.com/exposer-a-droite-est-il-toujours-a-l-ordre-du-jour/
A+
Laurent Galmiche
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Bonjour
L'exposition à droite n'est pas une nouvelle technique mais une méthode décrite en 2003… et dès 2008, progrès des logiciels de traitement, généralisation du raw et amélioration des capteurs aidant, la pertinence de la méthode posait question.
C'est, pour moi, une technique qu'il faut connaître (il faut donc la pratiquer à minima pour pouvoir l'utiliser quand il n'est pas possible de faire autrement)… de là à l'utiliser systématiquement…
Pour en savoir plus : http://www.questionsphoto.com/exposer-a-droite-est-il-toujours-a-l-ordre-du-jour/
A+
Laurent Galmiche
Tout à fait d'accord Laurent. Par contre je n'ai pas pu lire l'article pour lequel tu donnes un lien au delà de sa première page (le truc me dit que je n'ai pas le droit).
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Pour en savoir plus : http://www.questionsphoto.com/exposer-a-droite-est-il-toujours-a-l-ordre-du-jour/
A+
Laurent Galmiche
Très bon article !
Notons au passage qu'il a été écrit en juin 2008, c'est-à-dire il y a presque 18 ans !
Seul le paragraphe sur "l'exposition à gauche" mériterait d'être repris.
Depuis, les capteurs "ISO invariants" ont permis de considérablement baisser le bruit dans les basses lumières, rendant complétement inutile l'ETTR pour tous ceux qui n'utilisent pas une courbe de développement linéaire.
Pour les photographes utilisant une courbe de développement linéaire (généralement ceux utilisant le logiciel Capture One), la surexposition de +1,3 IL par rapport à la mesure sur gris moyen donne de bons résultats quand on maîtrise bien les outils de développement, mais ce n'est pas forcément meilleur qu'une simple exposition par rapport au gris moyen. C'est juste un peu plus compliqué et pifométrique, aussi bien à la prise de vue qu'au développement. Néanmoins,dans les deux cas, un bon photographe obtient de bons résultats.
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Depuis, les capteurs "ISO invariants" ont permis de considérablement baisser le bruit dans les basses lumières, rendant complétement inutile l'ETTR pour tous ceux qui n'utilisent pas une courbe de développement linéaire.
Le problème ne vient pas de l’ISO, mais du fait que les tonalités situées dans la partie gauche et centrale de l’histogramme sont pauvres en nuances. Lorsque l’on doit trop déboucher les ombres ou réexposer les tons moyens, on génère forcément du bruit et des artefacts, simplement parce que la matière manque.
C’est pourquoi, même avec les capteurs modernes aux performances impressionnantes, l’ETTR n’a rien perdu de sa pertinence et ne se limite pas à l’usage d’une courbe linéaire. L’ETTR reste le moyen le plus efficace d’optimiser la quantité de détails capturés dans un fichier RAW. Cela restera vrai quelle que soit la génération de capteurs.
D’ailleurs, combiner les progrès technologiques actuels avec une pratique rigoureuse de l’ETTR revient à obtenir la meilleure qualité d’image possible.
En pratique, une surexposition contrôlée d’environ +1,33 IL dans une démarche ETTR constitue, aujourd’hui comme demain, l’une des méthodes les plus fiables pour obtenir une exposition optimale.
C'est juste un peu plus compliqué et pifométrique
Non, il suffit de savoir mesurer et d'utiliser le bon outil : le spotmètre interne ou un flashmètre indépendant.
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Si tu nous montres comment tu fais ça pour photographier un rallye automobile ou des surfers par temps variable, ou des oiseaux en bord de mer, vas-y, explique-nous !
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Ou bien tu commence par nous montrer tes photos de Rallye, de Surfers par temps variables ou d'oiseaux en bord de mer ?
Tu peux tout imaginer pour avoir raison mais si tu ne fais pas !
Le problème ne vient pas de l’ISO, mais du fait que les tonalités situées dans la partie gauche et centrale de l’histogramme sont pauvres en nuances. Lorsque l’on doit trop déboucher les ombres ou réexposer les tons moyens, on génère forcément du bruit et des artefacts, simplement parce que la matière manque.
C’est pourquoi, même avec les capteurs modernes aux performances impressionnantes, l’ETTR n’a rien perdu de sa pertinence et ne se limite pas à l’usage d’une courbe linéaire. L’ETTR reste le moyen le plus efficace d’optimiser la quantité de détails capturés dans un fichier RAW. Cela restera vrai quelle que soit la génération de capteurs.
D’ailleurs, combiner les progrès technologiques actuels avec une pratique rigoureuse de l’ETTR revient à obtenir la meilleure qualité d’image possible.
En pratique, une surexposition contrôlée d’environ +1,33 IL dans une démarche ETTR constitue, aujourd’hui comme demain, l’une des méthodes les plus fiables pour obtenir une exposition optimale.
Non, il suffit de savoir mesurer et d'utiliser le bon outil : le spotmètre interne ou un flashmètre indépendant.
+1 à ton mail.
Tu peux aussi utiliser un Color Checker en studio pour te passer de la méthode ETTR en studio.
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La qualité des capteurs actuels rend l'exposition à droite (ETTR) moins utile aujourd'hui que quand cette idée a émergé. Mais je vois au moins quatre avantages à connaître et comprendre cette notion aujourd'hui.
1- Elle nous permet de réviser ou d'apprendre des faits importants sur le fonctionnement des appareils photo numériques, comme la différence fondamentale entre agir sur les ISO et modifier l'ouverture et le temps de pose.
2- Elle nous explique les raisons physiques et numériques pour lesquelles remonter les ombres fait monter le bruit.
3- Elle nous suggère une méthode inattendue pour améliorer la qualité d'une photo d'un sujet sombre à rendre de façon sombre, qui consiste à la surexposer à la prise de vue puis de compenser la surexposition en post- production. Elle nous permet aussi de comprendre pourquoi cette démarche surprenante est rationnelle.
4- Plus généralement, Elle nous encourage à ne pas hésiter à surexposer à la prise de vue tant qu'on ne sature pas un nombre significatif de photosites.