Depuis, les capteurs "ISO invariants" ont permis de considérablement baisser le bruit dans les basses lumières, rendant complétement inutile l'ETTR pour tous ceux qui n'utilisent pas une courbe de développement linéaire.
Le problème ne vient pas de l’ISO, mais du fait que les tonalités situées dans la partie gauche et centrale de l’histogramme sont pauvres en nuances. Lorsque l’on doit trop déboucher les ombres ou réexposer les tons moyens, on génère forcément du bruit et des artefacts, simplement parce que la matière manque.
C’est pourquoi, même avec les capteurs modernes aux performances impressionnantes, l’ETTR n’a rien perdu de sa pertinence et ne se limite pas à l’usage d’une courbe linéaire. L’ETTR reste le moyen le plus efficace d’optimiser la quantité de détails capturés dans un fichier RAW. Cela restera vrai quelle que soit la génération de capteurs.
D’ailleurs, combiner les progrès technologiques actuels avec une pratique rigoureuse de l’ETTR revient à obtenir la meilleure qualité d’image possible.
En pratique, une surexposition contrôlée d’environ +1,33 IL dans une démarche ETTR constitue, aujourd’hui comme demain, l’une des méthodes les plus fiables pour obtenir une exposition optimale.
C'est juste un peu plus compliqué et pifométrique
Non, il suffit de savoir mesurer et d'utiliser le bon outil : le spotmètre interne ou un flashmètre indépendant.