Pradovit
« Réponse #15 le: 02 Fév, 2007, 19:44:38 pm »
Citation de: PHOTOKOR
A Nikkorex F:
- j'ai comme l'impression que tu as une dent contre LEICA!
- J'ai toujours eu des projecteurs de diapositives LEICA  PRADOVIT dont le dernier, le P600 IR équipé d'un SuperColorplan-P2 F/2,5 de 90 mm,  marche à merveille!
- Selon ma propre expérience, les ROLLEI TWIN sont très chers et très fragiles et les Kodak Carrousel à paniers circulaires, à usage institutionnel, sont très  fiables mais assez encombrants (surtout les paniers) et leurs optiques sont généralement modestes.
- Testés dans Chasseur d'images, il y a pas mal d'années, les Colorplan de LEICA ont été reconnus comme meilleurs, et de loin!
- Il existe aussi un Colorplan CF (à courbure de champ) qui corrige le phénomène de "popping" d'une diapo non montée sous verre: très impressionnant!
Donc, un peu plus de patriotisme "objectif", cher Nikkorex F!!! Car j'en ai marre d'être seul sur ce forum à défendre la qualité allemande, n'étant allemand moi-même pour un sou ( ou plutôt un pfenning).

Cordialement,
Photokor.
Qu'on se rassure : je n'ai aucun à priori contre la firme de Solms. Seulement quelques reproches à faire qui me semblent souvent justifiés. D'une part évidemment pour la tarification qui, pour les boîtiers et les objectifs des appareils, peut encore, dans une certaine mesure, paraître justifiée. Mais même là, j'émettrais déjà quelques réserves quant aux réflex et aux compacts numériques.

C'est un fait bien connu (et qu'on me contredise si je raconte des bêtises) : la gamme R de dernières décennies répose sur une mécanique Minolta bien ancienne. Que Minolta ne vend plus sous son nom (ben, depuis quelque temps, Minolta ne vend plus rien, ayant été repris par Sony). Les optiques ont beau être chères et à prix exorbitants (et la monture n'est pas la même, mais il existe ô hasard, des adaptateurs). Mais Leitz n'a jamais fabriqué la mécanique des R lui-même.

Reste donc la gamme M. Là, c'est sans aucun doute de la mécanique de précision, de l'optique de précision aussi, et cela se négocie à des prix en partie justifiés. Le très haut de gamme n'a que rarement été bon marché.

Il en est un peu autrement pour donc cette fameuse gamme R (à part les objos et la finition extérieure du boîtier) mais aussi pour les projecteurs. Si le pas de vis des objos Leica était réellement différent des standards établis sur le marché, toujours est-il que les projecteurs eux-mêmes ne sont pas fabriqués, que je sache, par la firme de Solms.

Ce serait donc un peu scandaleux. N'ayant jamais osé dévisser l'objo du Pradovit de mes parents, je ne sais rien dire de la forme du filetage. Et selon mes informations, les Pradovit "professionnels" sont essentiellement des Kodak Carousel rebadgés, et le bas de gamme, pour la partie projecteur (mécanique et électronique), pas non plus des produits Leitz. Seuls les objectifs semblent l'être.

D'où mon idée de greffer un objo Leitz sur un projecteur d'une des marques fournisseuses des projecteurs d'origine. A moins qu'on éprouve le besoin de frimer même sur son projecteur avec la pastille rouge. Dans le noir, cela ne se voit pas si facilement. Et la plupart des gens n'y font même pas attention. D'où donc l'intérêt d'acheter un Leitz à la place du produit d'origine, vendu souvent à moitié prix ?

Et si la monture des objos était compatible (à vérifier), on pourrait probablement souvent jeter l'objo éventuellement livré avec le modèle transformé en Leitz en y apposant le célèbre signe et le remplacer par un objo Leitz. La mécanique est, semble-t-il, la même. Si l'on ne veut pas jeter l'objo d'origine (dommage tout de même), il pourrait toujours servir de base pour différents bricolages optiques. :)
F90x ; FM avec MD-12 ; FE; Nikkorex F ; Pronea600i ; Kiev 19M ; de nombreux objectifs (aussi russes), dont : 2/50 ARSAT, Nikon 2,8/28 série E, 2,8/20 ARSAT, Nikkor AF-D 3,5-4,5/28-70, Nikkor AF-D 4-5,6/70-210, Zenitar Fisheye 2,8/16, Nikkor 3,5/43-86, MC MTO 11CA 10/1000, IX Nikkor 3,5-5,6/24-70, doubleur Tamron p. Nikon AF, Kaleinar 2,8/100, Phoenix 3,5/100 macro… Scanner Canon FS4000US.

Pradovit
« Réponse #16 le: 02 Fév, 2007, 20:03:26 pm »
Photokor, qui n'aime pas Leica?Tout le monde ou presque fantasme un peu sur un M,sauf mon banquier...
Amitiés.
D200 17/55 Nikkor DX,60 macro Nikkor,80/200 Nikkor,85 /1.8,sb 600.

Pradovit
« Réponse #17 le: 02 Fév, 2007, 21:05:13 pm »
il y a 4 types de photographes
ceux qui ne savent pas que leica existe
ceux qui rêvent d'en avoir un
ceux qui en ont un
ceux qui n'en n'ont plus
les deux premiers parlent dans le vide
le dernier en parle peut être sans en avoir compris le concepte ou exploité la qualité
reste ceux qui en ont.... ben y font CH...er tous les autres quand ils en parlent....
aussi je n'en dirais pas plus si ce n'est qu'un M6 donne autant de plaisir qu'un F/F3 et les images ne déparaillent pas avec celles de nikkor dans une projection de dia....

Pour en revenir avec les projo:
j'ai un colorplan qui entre dans mon prestilux2 (un projo français qui pèse le poids d'un âne mort avec toute cette ferraille). Le diamètre est bon mais le tube du prestinox est un cm trop long aussi il est difficile de faire la mise au point si l'écran est loin.
Il y a plein de monture d'optique de projecteur, même chez leitz, je crois que le pradovit 2500 utilise un diamètre différent que les séries 150 et 250....
Il y a deux point important dans un projo: l'optique et le ventilateur.
L'optique se change assez facilement, mais un mauvais ventilo et une lampe trop puissante et c'est le pooping à chaque vue.
Les projo leitz étaient fabriqué par perkéo pour les séries 150 et 250 mais je crois que le 2500 vient de l'usine leitz-leica du portugal (c'est eux qui aurrait calculé le M75F1.4 qui est excellent)
J.Ph.

Pradovit
« Réponse #18 le: 03 Fév, 2007, 17:43:18 pm »
A Nikkorex F:

- J'espère que tu as compris que j'ai voulu te charrier un peu car je trouve tes réactions souvent exagérées et pas toujours justifiées sur le plan technique.

- Pourtant, mon attitude personnelle vis-à-vis des produits LEICA n'a rien à voir avec les "relations torrides" évoquées récemment sur un post par une dame dotée d'une riche imagination, et qui cherchait à retrouver les mêmes sensations quasi érotiques avec le numérique. Serait-ce dû à une certaine nonchalance avec laquelle je survole les modes d'emploi? Aurais-je sauté le chapitre "essentiel"?

- Mystère...

- Commencée il y a une quinzaine d'années, j'ai réussi à constituer une belle gamme de boîtiers et d'optiques dans les deux systèmes: M et R.

- En "R-system", le R-8/R-9 a été entièrement développé par l'équipe technique de Solms, en Allemagne, et pour moi, malgré un volume et un poids substantiels, il s'agît d'un boîtier très agréable et simple à utiliser.

- Dans la gamme d'optiques R, l'on trouve quelques "perles rares": l'Apo-Telyte F/3,4 de 180mm, les macros 60mm et 100mm, le F/1,4 de 35 mm, le F/2,8 de 19mm, le F/2 de 180mm, le F/4 de 280 mm, etc... Mais aussi quelques "canassons": le 28mm et le 24mm en particulier.

- Même avec mes boîtiers M, quasi mythiques (ou érotiques pour certaines), mes rapports sont empreints de beaucoup d'objectivités. Par exemple, je trouve le viseur du M6 très sensible au flare, ce qui ne facilite pas la mise au point en contre-jour. C'est même plus simple avec un ZORKI-4K vendu 60 roubles à l'époque.

- Et travailler avec un viseur 0,72 et une focale de 90mm, c'est pas de la tarte!  Heureusement que d'autres viseurs existent comme celui à 0,85 de mon LEICA M6J.

- Dans la gamme optique M, si les grand-angles et les standards sont généralement réussis et faciles d'usage, en téléobjectifs (pourtant excellents), l'on doit se limiter à la focale de 75mm (le F/1,4 de 75 est excellent!), car viser dans un réctangle minuscule avec un 90mm ou 135mm n'est vraiement pas facile (surtout avec un viseur 0,72).

- Dans le domaine du labo, l'agrandisseur Focomat V-35 (malheureusement arrêté depuis une dizaine d'années) est réellement
sans concurrence: autofocus, simple, fiable, de très grande quailité et d'une ergonomie remarquable.

- Bien sûr, la maison LEICA reste un peu marginale face aux géants japonais, quelquefois elle a du mal à maîtriser la sous-traitance, ses choix stratégiques ne sont pas toujours clairs. Cependant, il est indéniable qu'elle est toujours dirigée par une équipe de véritables passionnés, aimant la photo et vivant par et pour la photo. Et à notre époque de délocalisation et de nivellement par le bas, c'est déjà beaucoup!
Cordialement,
Photokor.