Dominique, je vous trouve sévère.
Merci pour ce message. J'y répondrai en plusieurs points:
1. Si j'ai bien lu, ces photos ont été postées, par un contributeur qui avait sûrement pleine conscience de ce qu’il faisait, dans une rubrique intitulée «
Critique photo urbain & architecture». Si mes souvenirs sont bons (et je suis allé me les rafraîchir sur le site du dictionnaire de l’Académie française), une critique est «l’action de juger, d’évaluer», et en particulier «l’action de porter un jugement de valeur négatif». À moins de considérer qu’il faut, sur ce forum, ne répandre que l’onctueuse confiture à la mode de la bienveillance et de l’inclusion (même si l’on n’en pense pas moins, ce qui est quelque peu hypocrite), il est donc permis ici d’exprimer un jugement, positif comme négatif, sur les images que leurs auteurs ont, sans qu'on les y oblige, décidé eux-mêmes de soumettre à la critique en les publiant.
J’observe d’ailleurs que ledit auteur a joué le jeu mieux que certains autres, puisqu’il a accepté ma critique et m’en a remercié, ce dont je le remercie à mon tour. Il n’a visiblement pas besoin qu’aucune groupie vienne à son secours.

J’observe aussi qu’il est un peu étrange que les louanges qu’on lui décerne aujourd’hui n’arrivent
qu’en réaction à ma critique, et qu’aucune n’ait été exprimée spontanément, alors que les photos en question ont été postées il y a presque deux mois... Cela pourrait jeter le doute sur leur sincérité.
2. Vous avez le droit de me trouver sévère, comme j’ai le droit de penser que j’ai en vérité été très modéré dans l’expression de ma pensée. C’est le principe d’une critique honnête et franche. Pour ma part, je trouve que, sur la sélection d’images qui nous est soumise, les verticales convergentes sont un peu trop systématiquement présentes pour qu’on puisse vraiment penser que c’est un choix délibéré.
Bien plus classiquement, cela me semble être une affaire de
«Aïe...! chérie, je n’arrive pas à faire tout entrer dans le cadre, j’aurais dû acheter un grand-angulaire encore plus grand... Je te l’avais bien dit! Ah, attends, j’essaie de basculer l’appareil vers l’arrière, on va bien voir... aïe, mes reins... ah, c’est bon, tout est dedans... je déclenche!»Plaisanterie mise à part, c’est l’impression que cela me donne. Mais bien sûr, libre à chacun de penser ce qu’il veut.
3. Pour en venir maintenant à la partie la plus intéressante de votre message:
«Comment faire par ailleurs pour avoir une vue d’ensemble en évitant les fuyantes dans un monument si imposant?»... eh bien, il y a deux possibilités:
- soit on fait le travail à la prise de vues, en utilisant des objectifs à bascule et décentrement; c’est ma préférence;
- soit on se réserve à la prise de vues des marges suffisantes autour du sujet pour effectuer la correction dans Photoshop (ou un autre, les autres logiciels le font sûrement aussi, ou alors il faut en changer). Certes, on perd des pixels et il faut veiller à ce que le recadrage ne crée pas de problèmes d’échelle (ce que le logiciel doit savoir corriger aussi), mais au moins on respecte l’intégrité visuelle du monument. Quand on est dans une église et qu’on lève la tête, on ne voit pas converger les verticales... si notre cerveau est conçu pour compenser la déformation de la perspective, pourquoi ne pas se donner la peine de le faire dans nos photos?
Merci de m’avoir lu.
