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Bonsoir,

En me replongeant dans des photos que j'ai prises il y a quelques années maintenant, pour les retraiter avec une meilleure connaissance de darktable (meilleure ne veut pas dire bonne ; meilleure qu'avant  ;D), je me rends compte que j'ai pas mal de clichés en extérieur avec un ciel bouché, et les sujets qui sont souvent sous-exposés par voie de conséquence...

Comme j'aimerais éviter de refaire de telles erreurs dans les prochains mois où je prévois quelques sorties nature, je pense qu'il vaut mieux que je sache comment m'éviter des soucis de ce genre.

J'imagine qu'il faut que je fasse un type de mesure (matricielle ? pondérée ? autre ?), mais pour le reste, je ne sais pas trop car si j'expose à droite, mes sujets vont être encore plus bouchés...

Je vous donne un exemple assez caricatural (avec des conditions de prise de vue difficiles, en voiture avec tout ce que ça implique comme contraintes) mais qui me paraît assez parlant en terme de ciel trop lumineux. Je sais que le cadrage n'est pas bon, ce n'est pas le but de l'exercice ^^

C'est un export du raw sans module appliqué autres que les modules « obligatoires » de darktable, donc reconstruction des hautes lumières, orientation, etc.

J'espère être clair dans ma demande... :)

Merci pour vos conseils !
Nikon Z50II - Nikon Z 16-50 3,5 - Nikon 50 1,8 - Sigma 17-70 2,8 - Nikon 200-500 5,6

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Bonsoir,

récupérer des ombres bouchées c'est possible, récupérer un ciel cramé, ça ne l'est pas. Donc ... il faut exposer pour. Ou faire du HDR.
la mesure matricielle devrait faire le job oui.

moi je mets toujours la visualisation des HL cramées après la prise de vue, ça aide bien.
galerie Flickr ; 2017 en 365 photos : Tookapic
chaines youtube : https://www.youtube.com/@SylvainMmmmm/videos - Papa et Nous

C'est la problématique classique en photo de paysage lorsque la scène présente une forte dynamique, c'est à dire de gros écarts de luminosité entre le premier-plan (sombre ) et le ciel (très lumineux).

3 grandes solutions qui peuvent se combiner :

1) Jouer avec les curseurs de récupération des hautes et basses lumières en post-traitement (LR, Capture One...), de manière globale ou locale avec des masques.
Dans tous les cas, cela suppose à la prise de vue de ne pas cramer outre-mesure les hautes lumières, quitte à sous-exposer modérément.
La visualisation des hautes lumières cramées donne une bonne indication, en sachant toutefois qu'il existe une petite marge de récupération au-delà.
Cette technique a ses limites lorsque la dynamique de la scène est très élevée. Déboucher les ombres de manière excessive ne donne pas des résultats très heureux.

2) Faire un bracketing d'exposition et assembler les images en post-traitement (fusion HDR).
Cette technique a longtemps été décriée pour ses résultats assez caricaturaux, mais un logiciel comme LR donne à présent des résultats plutôt convaincants (note : la fusion HDR de Capture One est au contraire très inefficace).
Inconvénients : la technique est plus fastidieuse, cela suppose plusieurs prises de vue, une relative stabilité (un trépied est préférable sans être obligatoire), et l'on ne maitrise pas sur le terrain le résultat final.

3) Filtrer le ciel à la prise de vue avec un filtre dégradé (GND)
Cette technique a de loin ma préférence, puisqu'elle permet d'emblée de réduire les écarts de luminosité et d'obtenir une image plus équilibrée entre le ciel et le premier-plan dès la prise de vue. C'est à mon sens la technique de choix pour obtenir de jolis ciels.
Les limites : il faut une ligne de transition relativement rectiligne, même si en pratique c'est rarement un problème. Cela n'est pas non plus suffisant en cas de contre-jour très violent. Et bien sûr il faut être équipé d'un jeu de filtres plus ou moins forts et d'un porte-filtre, ce qui représente un coût supplémentaire.

Merci pour vos retours :) je note déjà pour l'exposition matricielle, qui est un réglage facile à faire.

Pour le bracketing, il faut que je voie si darktable ou GIMP sont capables de gérer cela, je n'ai jamais testé cette opération. Je peux faire des essais avec trépied, mais ce n'est évidemment pas toujours possible sur le terrain, surtout si la balade est longue ^^

Concernant les filtres, là, je vais laisser un peu de côté pour l'instant car le budget étant ce qu'il est... et il faut aussi arriver à choisir un (des ?) filtre(s) adapté(s), chose que je ne sais pas faire...

Merci encore :) je posterai des essais dans les jours à venir, selon les caprices de la météo.
Nikon Z50II - Nikon Z 16-50 3,5 - Nikon 50 1,8 - Sigma 17-70 2,8 - Nikon 200-500 5,6

Merci pour vos retours :) je note déjà pour l'exposition matricielle, qui est un réglage facile à faire.

Pour le bracketing, il faut que je voie si darktable ou GIMP sont capables de gérer cela, je n'ai jamais testé cette opération. Je peux faire des essais avec trépied, mais ce n'est évidemment pas toujours possible sur le terrain, surtout si la balade est longue ^^

Concernant les filtres, là, je vais laisser un peu de côté pour l'instant car le budget étant ce qu'il est... et il faut aussi arriver à choisir un (des ?) filtre(s) adapté(s), chose que je ne sais pas faire...

Merci encore :) je posterai des essais dans les jours à venir, selon les caprices de la météo.

Ton boîtier doit disposer d'une molette qui permet de volontairement sur-exposer ou sous-exposer la photo par rapport à ce que recommande l'automatisme que tu utilises. On la reconnait à un symbole du genre +/-. Tu la tournes dans le sens moins jusqu'à ce que les parties les plus claires de ton image ne soient plus cramées.

Merci pour ta réponse :) je vais explorer un peu plus cette possibilité de sous ou surexposer avec cette molette, car pour l'instant je joue essentiellement sur le temps d'exposition, la sensibilité et l'ouverture... sans penser à cette correction !
Nikon Z50II - Nikon Z 16-50 3,5 - Nikon 50 1,8 - Sigma 17-70 2,8 - Nikon 200-500 5,6

Un développement avec un profil linéaire peut, peut-être, sauver la situation ...

et il faut aussi arriver à choisir un (des ?) filtre(s) adapté(s), chose que je ne sais pas faire...
Il suffit de demander  ;D
Perso je ne recommande pas les filtre soft, dont la transition est trop progressive et qui sont difficiles à positionner.
Donc plutôt des filtres hard :
- soit la triplette classique 0.3 + 0.6 + 0.9 hard
- ou mieux : 0.45 + 0.75 hard
- ou simplement un 0.6 hard pour débuter
Les marques : Lee ou Nisi.
Largeur standard de 100mm, à confirmer selon le modèle de ton objectif.

Merci pour ta réponse :) je vais explorer un peu plus cette possibilité de sous ou surexposer avec cette molette, car pour l'instant je joue essentiellement sur le temps d'exposition, la sensibilité et l'ouverture... sans penser à cette correction !

Tu verras, ça change la vie !

bonjour,
Pour le bracketing, il faut que je voie si darktable ou GIMP sont capables de gérer cela, je n'ai jamais testé cette opération. Je peux faire des essais avec trépied, mais ce n'est évidemment pas toujours possible sur le terrain, surtout si la balade est longue ^^
non, pas de HDR automatique dans Gimp, dans DT, je sais pas ?
tu peux toujours essayer de faire des choses manuellement avec des calques dans Gimp, mais le plus simple est d'essayer un logiciel dédié. Gratuit, je ne suis plus au fait de ce qui existe, ou une version d'essai d'un payant, pour voir.

j'utilise easy hdr, il propose de réaligner automatiquement les photos prises sans trépied.
je m'étais fendu de l'achat à 35€ il y a bientôt 10 ans, sans dire que je m'en sers énormément, je ne regrette pas mon achat ...

la difficulté du paysage en HDR ce sont les éléments mobiles, arbres, nuages, rivière, passants, bestioles ...
galerie Flickr ; 2017 en 365 photos : Tookapic
chaines youtube : https://www.youtube.com/@SylvainMmmmm/videos - Papa et Nous


Je vous donne un exemple assez caricatural (avec des conditions de prise de vue difficiles, en voiture avec tout ce que ça implique comme contraintes) mais qui me paraît assez parlant en terme de ciel trop lumineux. Je sais que le cadrage n'est pas bon, ce n'est pas le but de l'exercice ^^


Ici justement, avec le rétroviseur noir dans ton cadrage tu as peut être faussé la mesure.  ;)

Ca va surement dépendre des boitiers, moi je trouve qu'ils ont tendance à avoir très peur des hautes lumières et je compense beaucoup plus souvent à la hausse qu'à la baisse. Les seules photos avec du cramé qui arrivent c'est en animalier par exemple un oiseau blanc relativement petit à l'image qui va être cramé.
La fonction "d-lighting" joue aussi sur la mesure, je la désactive... sinon ça empire ce phénomène de sous exposition.
Je baisse aussi un peu le contraste du picture profile utilisé, ça ne change pas la mesure mais l’histogramme visible sur le jpeg du boitier, tu vois mieux ce que tu fais avec ton expo.

Et puis tout simplement faire des essais... utiliser le bracketing quand tu as un doute, pour les assembler comme dit emvri, ou simplement pour sélectionner le fichier le mieux exposé.
Z9 / Z7 / 70-200 F2.8 FL / 12 F2.8 Fisheye / 20 F1.4 / 35 F1.4 / 50 F1.2 / 85 F1.4 / 105 F1.4 / 135 F1.8 / 180 F2.8 Macro / 200 F2 VR / 300 F4 PF / 300 F2.8 AFS / 400 F2.8 FL / 500 F5.6 PF / TC14E II-III / TC1401 / TC2001
https://www.flickr.com/photos/96833549@N08

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Hors ligne Jean-Christophe

  • Photographe, formateur & créateur de Nikon Passion
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    • Nikon Passion
Avant de te lancer dans des techniques avancées, commence à exposer pour ta scène. En numérique on expose pour les hautes lumières, car si elles sont cramées c’est mort. Il est logique de sous exposer dans le cas de ta photo, pour protéger le ciel, avant de remonter en post-traitement les zones qui le nécessitent.

Ça prend peu de temps, un coup de pouce sur la molette de correction d’exposition, et c’est fait. C’est plus simple que toutes les techniques comme le HDR etc. Qui peuvent s’avérer utiles dans les cas extrêmes (ici ce n’en est pas un).

Il faut aussi apprendre à déjouer les pièges, à choisir et ajuster le bon Picture Control (qui a un impact contrairement à ce que l’on peut croire). Tout ça s’apprend sur le tas si tu as le temps, ou avec un accompagnement si tu veux aller plus vite.
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D'accord avec Virindi. En mesure matricielle, le boitier est généralement très protecteur vis-à-vis des hautes lumières, et a souvent par conséquence tendance à sous-exposer la scène de manière excessive .
Hors cas particulier (par ex, scène très sombre, ce qui peut paraitre contre-intuitif), il est donc rare de devoir appliquer une forte correction de sous-exposition à la prise de vue.
« Modifié: 30 Mar, 2026, 17:29:23 pm par emvri »

Merci pour toutes vos réponses :)

Je suis un peu surpris pour le D-lighting, il me semblait qu'il sert justement à corriger les sous-expositions pour adoucir les contrastes entre très hautes et très basses lumières ?

Au niveau du Picture Control, je ne l'utilise pas, me disant que je ne prends les photos qu'en NEF et que je ne sais pas comment appliquer le PC sur darktable (hormis les vignettes dans la collection de photos).

Actuellement je suis en mesure pondérée centrale mais je ne sais plus ce que j'ai utilisé pour la photo ci-dessus. Je remarque quand même qu'à l'époque (2020), j'étais bêtement passé en mode M pur et dur... sans savoir m'en servir. Je suis depuis revenu sur une base saine en étant en mode A, ce qui est bien plus raisonnable (exception faite des couchers de soleil ou autre scène très contrastée).

Je mets donc une photo plus récente, prise avec le Z50II et le Sigma 17-70. La première est brute de décoffrage, la seconde retravaillée sur darktable.

Le D-lighting est actif (réglage sur H+)

J'ai l'impression que le capteur encaisse sensiblement mieux que celui du D5100 utilisé plus haut, déjà...
Nikon Z50II - Nikon Z 16-50 3,5 - Nikon 50 1,8 - Sigma 17-70 2,8 - Nikon 200-500 5,6

Le D-lighting débouche les ombres et permet d'équilibrer les contrastes sur des scènes à la dynamique élevée.
Il est avant tout actif sur les JPEG directs. Si l'on travaille en RAW, il peut aussi dans une moindre mesure affecter les paramètres d'exposition selon la valeur de D-Lighting utilisée.

Voir : https://www.nikonpassion.com/comment-utiliser-d-lighting-actif-reflex-nikon/

Cette photo d'un contre-jour violent est un exemple particulièrement difficile, car la dynamique de la scène est très au-delà ce que peut encaisser le capteur.
Pour cet exemple, je n'aurais guère fait différemment : à la prise de vue faire très attention à ne pas trop cramer les hautes lumières (le contre-jour étant violent, c'est assez inévitable) en sous-exposant de manière assez probable.
Pas de prise de tête : mesure matricielle et priorité ouverture.
Puis en post-traitement, jouer sur les curseurs en récupérant un peu les hautes lumières et en débouchant les basses lumières, le tout en essayant d'obtenir un rendu réaliste.

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