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Hors ligne Leodium

Bonjour,

je suis en train de découvrir un peu plus en profondeur la manière dont le capteur "travaille" en fait... En fin de compte, de quoi est-ce que le fichier RAW est la trace ? Il me semblait que rien n'était fait entre la captation de la Lumière et la création du RAW... Le RAW/NEF étant l'exacte information de l'impact des photons sur la surface sensible du capteur..

Or, je viens de lire cet article : http://tinyurl.com/pad9e9a
Citer
Le D-Lighting actif est une opération appliquée au moment de la prise de vue, sur le signal avant d’être converti.
Le D-Lighting actif modifie la manière dont la lumière est mesurée, et des modifications sont visibles même sur un RAW entre un cliché pris avec ou sans cette option.

Comme il s’agit d’une opération effectuée pendant la prise de vue, le traitement génère moins de bruit (et même pas du tout en mode « Faible ») qu’un traitement effectué par la suite.

Pourquoi ne pas utiliser le D-Lighting actif ?
Si vous n’utilisez pas le logiciel fourni par Nikon pour convertir vos RAW, les résultats obtenus seront faussés par les opérations effectuées par le D-Lighting actif qui ne seront pas interprétées (du moins actuellement) par un logiciel tiers comme Lightroom, Photoshop, ou autre. Dans ce cas il est préférable de désactiver le D-Lighting lors de la prise de vue.



Du coup, travaillant avec LR (et non NX2)... Dois-je préférer shooter en RAW avec des réglages vierges sur le boitier ? (pas de réduction de bruits, de çi ou de ça ?, sans accuentation, etc)

Ici, les réglages que je suis pour le moment...

http://b-rome.com/images/menu-pdv.gif


Le RAW est-il donc 100% "brut" ?
Qu'en pensez-vous ? Merci !
« Modifié: 19 Oct, 2014, 23:01:15 pm par Leodium »
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Hors ligne Weepbitterly

C'est un peu plus compliqué.

Un raw est en principe un fichier brut de capteur. Mais c'est aussi un format propriétaire. Donc le fabricant fait ce qu'il veut (puisqu'il n'a pas à respecter un standard pré-établi).

Et les logiciels tiers font ce qu'ils peuvent.

Autrement dit, le logiciel maison (pour Nikon : Capture NX, View NX et - sous réserve - Capture NX-D) sait lire à la fois le fichier brut et les optimisations d'image incluses dans le fichier.

Alors que les logiciels tiers se contentent d'appliquer une matrice de Bayer au fichier brut pour reconstituer les couleurs RVB, mais ils ne savent pas lire ni afficher les optimisations d'image programmées sur le boitier.

On peut donc dire que le raw est un fichier 100% brut, si on a désactivé certaines fonctions d'optimisation.

Le D-Lighting est un cas particulier, pour les raisons indiquées dans le lien que tu cites.

Les dispositifs de réduction de bruit vont aussi modifier le fichier brut. Mais leur lissage se retrouvera au visionnage, quel que soit le logiciel utilisé.




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Hors ligne Leodium

Donc... Le D-lightning actif serait comme une mesure spot "multicible" (entre les zones ayant de forts écarts de Luminosité)  qui influerait sur ce que retiendrait le capteur au moment de son activité de "capture des zones d'impacts des photons". Là, ça tape vraiment trop fort... Je diminue ma sensibilité. La, j'ai pas grand chose... Je l'augmente... Avec pour idée de garder à l'intérieur de ces zones les détails cramés/perdus dans les ombres.
Du coup, le raw/nef est influencé par cette mesure zone par zone presque.

Et donc, est-il utile de derawtiser avec un logiciel Nikon ou (à mon niveau) les ingénieurs de LR ont bien bossé... LR est au top.

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Le D-lighting peut éventuellement agir sur les paramètres d'exposition (vitesse, ouverture) s'il détecte un risque de saturation.
En ce cas, le contenu du fichier RAW en est affecté.
Contrairement à ce qui est affirmé dans l'article dont tu as mis le lien, toutes les autres opération (compression de dynamique, débruitage) sont appliquées après conversion A/N et n'affectent donc pas le RAW.
Des zooms DX, des fixes FX et le même boîtier pour tout le monde.

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Hors ligne didierropers

Même si la réalité est sans doute plus complexe et qu'elle varie avec le niveau d'ADlL sélectionnée, le D-lighting actif peut en gros se résumer à deux opérations:
- le boitier sous-expose à la prise de vue pour ne pas bruler les HL
- le logiciel interne applique une courbe qui vise à remonter les ombres bouchées par la sous-exposition.

Si tu utilises un logiciel non-Nikon, la sous-ex sera évidemment reconnue, c'est une donnée physique de prise de vue.
Mais la courbe ne sera pas appliquée, ce qui donnera une photo sous-ex.

Faut-il utiliser l'ADL dans ce cas ? Deux réponses.
- Non puisqu'il n'est pas reconnu. Mais dans ce cas, il faudra sous-exposer manuellement la prise de vue pour ne pas camer les HL et donc tu te retrouveras aussi avec un fichier sous-ex qu'il faudra traiter.
- Oui parce que tant qu'à traiter un fichier sous ex, je préfère voir sur mon écran de boitier un fichier qui ressemble à ce que j'obtiendrai une fois le traitement réalisé. C'est l'option que j'ai retenue.
Dans un cas, c'est toi qui sous-expose manuellement, dans l'autre tu laisses faire l'automatisme et tu te retrouves dans les deux cas avec le même fichier à traiter. Mais au moins, dans le second cas, ton écran affiche une photo lisible.

Exception : la photo en basse lumière et haute sensibilité. Là, je préfère cramer quelque hautes lumières plutôt que de devoir remonter des ombres, ce qui est très dommageable au niveau du bruit. Je pense par exemple à la photo de spectacle dans laquelle les contrastes sont énormes. L'ADL amène trop de bruit en cherchant à épargner des HL qui, de toute manière, seront brulées.

Et surtout si tu fais des photos de scène désactive le D-lighthing...  le D-Lighting c'est bien en photo de jour mais dès que l'on attaque des images avec de fortes zones sombres tel que la photo de scène c'est à proscrire.  De plus si tu utilises LR... ça ne sert à rien donc tu peux le désactiver d'office.. sauf si tu compte utiliser CNX2  pour tes RAW.

grilled par Didier :)


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Hors ligne Leodium

(J'ai pas lu la tartine de Didier mais j'ai vu que Pierre était grillé  =D)

J'ajoute ce PDF d'Adobe à la réflexion... Je relirai ceci tantôt... En tout cas, je vois qu'il y a des pointus qui peuvent répondre à mes questions "existentielles" débiles (45 min de route matin et soir seul dans la voiture... Ca occupe ;p)

--> http://wwwimages.adobe.com/content/dam/Adobe/en/products/photoshop/pdfs/understanding_digitalrawcapture.pdf
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Disons que moi le D300 je l'ai utilisé pendant 5 ans, donc je le connait bien... et j'ai fais les erreures à ne pas faire avec coté expo... donc après on le sait et on ne les fait plus  :lol:

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Hors ligne didierropers

Je l'ai utilisé moins longtemps (2 à 3 ans) mais c'est vrai que les erreurs d'expo en haute sensibilité, on apprend vite à ne plus les faire.
Elles se payent trop cher :lol:
Bon, c'est une école comme une autre  :)

Avant de faire les mêmes erreurs..........est ce que tout les DL fonctionnent pareil, je pense au DL des apn récent??

le rpincipe restant le même je pense que oui... toutefois les boitiers récent ayant une meilleure dynamique je pense que cette fonction est moins utile ... mais je peux me tromper

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Hors ligne Weepbitterly

Le D Lighting + D Lighting actif sont apparus, sauf erreur, avec les D3 et D300.

L'article de la base de connaissances Nikon sur le D-Lighting Actif :
https://nikoneurope-fr.custhelp.com/app/answers/detail/a_id/22886/kw/d%20lighting%20actif

Il y a certainement eu quelques modifications et améliorations, les menus du DLA comprenant maintenant les options "très élevé" et "automatique" en plus des options Faible/ Normal /Élevé. Et sur les boitiers récents on peut aussi faire un bracketing de DLA.  

Mais pour des éventuels progrès visibles de la fonction, Nikon n'est pas très détaillé. Les textes des manuels restent quasi identiques depuis 2007.

Donc, à part de comparer le résultat par test avec plusieurs boitiers...

.../...toutefois les boitiers récent ayant une meilleure dynamique je pense que cette fonction est moins utile.../...
En référence, un point important. La question serait de savoir si le D-Lighting Actif est aussi important qu'il y a quelques années ?
Ceci n'a pas été dit, mais le RAW de nos boîtiers n'est pas si "Direct capteur" que ça ! Il faut savoir qu'en sortie de CMOS il y a une manipulation numérique d’amélioration, variable selon le constructeur de l'APN. Et ce travail d'amélioration est de plus en plus performant. Il y a aussi la suppression de filtre Passe-Bas, et le nouvel Expeed4 qui est pour moi une avancée majeure que j'ai constaté. (le capteur du D810 classé 1er par DxO) Voir ici :
http://www.nikonpassion.com/comparaison-capteur-nikon-d810-nikon-d800-nikon-d800e-and-the-winner-is/
Au sujet du "traitement d'usine" des RAW, il y a une anecdote selon laquelle Nikon supprimait des pixels isolés. Sans conséquence pour la majeure partie des photographes, mais ceux qui faisaient la gueule, c'était les astronomes qui voyaient leurs chères toutes petites étoiles de leurs photos disparaitre !  :D
Et si vous me croyez, quels que soient mes avis, vous vous trouverez bien de les avoir suivis.

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Hors ligne Leodium

Au sujet du "traitement d'usine" des RAW

Un peu comme une marque de fabrique... On parle assez du rendu des Fujifilm Xxx

A ce propos, sur le RAW...
Il faut savoir qu'en sortie de CMOS il y a une manipulation numérique d’amélioration

Qu'est-cela change la "manière de l'enregister" 12 ou 14bits ? RAW complet ou compression sans perte ? J'imagine que si les résultats croisés de ces deux critères (4 sortes de RAW) étaient identiques, il n'y aurait que "RAW" ou "RAW allégé" non ? Cela m'interpelle car dans ma tête, un RAW est un RAW cad l'information de l'impact des photos sur la zone sensible d'un capteur... Je comprends l'action du D-Light pour garder "au plus fidèle" les détails exploitables en post-traitement...

(Merci à vous pour votre enseignement à ce propos... Cela me change des "le Dxxx est mieux que le Dxxx parce son capteur est plus grd ou parce que c'est un 350Mpx et lui un 349Mpx"  :rolleyes:)


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Hors ligne Weepbitterly

12 ou 14 bits, c'est forcément différent.

La profondeur de couleurs classique, c'est 8 bits, 16 millions de couleurs : 256 niveaux de rouge x 256 niveaux de bleu x 256 niveaux de vert.

En 12 et a fortiori en 14 bits, les même couleurs sont divisées en plus de niveaux : 4096 niveaux en 12 bits (68 milliards de couleurs) et 16384 niveaux en 14 bits (4 billions de couleurs). Les dégradés sont plus fins et, en cas de retouche violente, l'information reste plus que suffisante pour conserver des dégradés lisses sans effet de bandes visibles.

Inconvénient du 14 bits : plus lent en rafale et plus volumineux. Ce qui peut justifier le codage en 12 bits - d'autant que les écrans les plus performants plafonnent à 10 bits actuellement (1024 niveaux, 1 milliard de couleurs).

Raw non compressé ou avec compression sans perte sont en principe équivalents. La question étant : dans quelles proportions est-ce sans pertes.