Après divers essais, en 1925 les frères Laurent et Augustin Seguin présentent en France la véritable invention du flash électronique: le Stroborama. L’éclair est fourni par la décharge instantanée d’une étincelle électrique dans un tube empli de Krypton, un gaz rare. Un condensateur stocke l’énergie électrique nécessaire à cette décharge.
Le Français Paul Laporte utilise le xénon en 1936. L’éclair est plus proche de la lumière du jour.
En 1939, le physicien américain du MIT, Harold Edgerton met au point le premier flash électronique de studio à tube éclair.
En 1947 Dimitri Rebikoff, russe émigré à Paris, sera le premier a commercialisé un flash électronique l’Eclatron, du nom de la société qui fabriquera des tubes à éclats pendant plusieurs décennies. Rebikoff déménagea en Suisse où Pierre Bron distribuait ses produits. Puis en 1953 Bron fabrique le premier Broncolor qui continue aujourd’hui à être la marque la plus haut de gamme.
Les Allemands n’étaient pas en reste, mais plus orientés flashes de reportage, ainsi Braun tînt le haut du pavé dans les années 50 et 60, puis ce fut le tour de Metz. Suivra la déferlante japonaise et maintenant chinoise…
Il est à noter que deux sociétés françaises ont été parmi les plus influentes marques de flashes de studio y compris aux USA, Balcar et Godard, dans les années 60 et début des 70. Il y avait également un troisième fabricant Flashomatic.
Notons également une défunte marque anglaise, dont le nom perdure au travers d’une monture : Bowens.
Commençons par Braun, avec un des premiers Hobby, décliné en plusieurs modèles, suivi des Hobby F300 puis F650, 700, 800 et pour terminer le F900, monstrueux et peu adapté au reportage de par ses poids et encombrement. Notons le grand réflecteur des premiers Hobby, un avantage par rapport aux suivants.
Il était possible d'ajouter une deuxième torche, puissance répartie symétriquement sur les deux torches.
Metz avec ses 402 et 45CT, de gros succès commerciaux.
Un flash de reportage peu connu en France dans les années 60, le Mighty Light, puissant et rapide, recyclage en moins d’une seconde.
Bien avant le kit RC-1 Nikon, Jean Coquin, photographe et commerçant inventif, avait créé un flash auto dédié macrophoto avec trois tubes et réflecteurs orientables. Il est l'inventeur du système de filtres Cokin, créé dans la deuxième moitié des 70's.