Semaine 43Toujours au Salon de la photo, j’ai acheté un second appareil pour mon petit musée. Découvrons-le à partir d’une vue de la partie supérieure de son objectif, un 50 mm (photo 1).
Cet objectif porte quatre bagues pour régler autant de paramètres, ce qui permet d’épurer le reste du boîtier mais compliquerait la conception d’un système à objectifs interchangeables.
On reconnait, de haut en bas,
1- la bague de mise au point,
2- celle qui règle le temps de pose (de 1/250 s à 1 s ou en pose B),
3- celle qui sert à reporter la sensibilité du film (de 6 à 400 ASA à l’époque, ISO aujourd’hui), qu’on débloque en la poussant vers le boîtier,
4- et celle qui permet de choisir l’ouverture (de f/2.8 à f/22).
Cette dernière bague porte également une position AUTO. L’automatisme ne s’occupe en effet que de l’ouverture, une fois les autres paramètres fixés. Comme le dit délicieusement la notice
une simple pression du doigt sur le bouton de réglage automatique du diaphragme déterminera à l’avance l’ouverture sélectionnée par l’œil électronique.
Nous cherchons donc un boîtier argentique automatique au design épuré, à objectif fixe de focale 50 mm ouvrant à f/2.8. Le
FOCAFLEX Automatic, un Reflex produit en France à environ 5000 exemplaires entre 1960 et 1964, coche toutes les cases (photo 2).
Au repos, son posemètre est protégé par le volet rabattable bien visible sur sa face avant, qu’on ouvre en exerçant une pression sur son côté droit (photo 3).
Le bouton qui met en œuvre l’automatisme est noir, et partiellement visible sur les deux photos qui précèdent, au nord-est de l’objectif. Pourvu que l’appareil soit armé, une pression sur ce bouton fait apparaître dans le viseur l’ouverture sélectionnée. Cette pression doit être maintenue pendant le déclenchement. La notice précise qu’
on doit agir de même en utilisant le déclenchement différé (retardateur), ce qui semble fort peu pratique pour faire un autoportrait ou pour s’insérer dans une photo de groupe.
En ouvrant le boîtier, j’ai découvert une cartouche 135, dont la sensibilité est de 80 ASA, soit 20 DIN ou 80 ISO (photo 4). Le levier d’armement, en haut à droite de la photo qui suit, est exceptionnellement discret, comme le levier de rembobinage qu’aucune de ces photos ne vous a permis de découvrir.
Cet appareil a pris place dans mon petit musée à côté de son prédécesseur le
FOCAFLEX, dont je vous ai déjà parlé.
Comme lui, (mais à un degré moindre à cause du cache de la cellule), il possède une élégance exceptionnelle, qu’il doit en particulier à l’absence de bosse pour loger son prisme en partie supérieure.
Dans ces deux appareils, FOCA a remplacé le miroir mobile des Reflex traditionnels par une glace semi-réfléchissante fixe. Canon a repris cette idée en 1965 dans son Pellix (
https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_Pellix).