On parlait de la pie dans une autre rubrique, j'étais justement occupé à travailler un traitement noir et blanc sur ce volatile malin.
Au départ, il faut autant que possible soigner la prise de vue. Si l'oiseau est très accoutumé à la présence humaine, cela ne pose pas trop de problème pour l'approche, même à découvert. Par contre, pour une pie sauvage comme celle-ci, il est possible de tenter quelques graines sur son secteur. L'affût devient alors important : si elle voit ou comprend que je suis caché là, c'est généralement foutu pour la séance. Elle peut très bien observer des heures à distance et ne pas venir si elle détecte un risque. Autant le savoir, ces oiseaux très observateurs détectent rapidement les anomalies sur leurs chemins habituels.
Question passage d'un oiseau en noir et blanc, la pie est une espèce intéressante. Son plumage est déjà perçu comme noir et blanc, même à distance, et cette opposition de deux tons est fortement ancrée dans l'esprit de chacun. Le départ est donc plus aisé que de tenter un noir et blanc sur un martin-pêcheur, par exemple.
Le but ici était de conserver une certaine « présence », un certain volume malgré le passage en noir et blanc, en essayant de ne pas perdre la matière et la profondeur du plumage. Après tout, une photographie reste une représentation plate d'un sujet qui, lui, ne l'est pas.
Cela dit, le passage en noir et blanc avec ce genre de sujet reste pour moi un travail assez ardu et de longue haleine