[konkiponch] Conseil photo de reportage à Marseille
« le: 16 Jan, 2014, 23:52:05 pm »
Bonjour tout le monde !

Je débute un reportage humanitaire sur les conditions de vie des Sans abris dans la ville de Marseille (pour faire court) et j'aimerai savoir quelle était la législation autour de la vente de ce type de photos.

Je sais que le droit à l'image doit être respecté mais je voudrais savoir exactement ce qu'on a le droit de faire ou non avec des photos de sans abris (ou de reportage : notamment des portraits) qui ont (je précise) accepté d'être pris en photo.

Merci d'avance bonne soirée ! :)

Konkiponch
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"Je pense donc je suis, je suis donc je vois, je vois donc je photographie." M.C

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[konkiponch] Conseil photo de reportage à Marseille
« Réponse #1 le: 17 Jan, 2014, 00:18:34 am »
Bonjour,

Ça dépend beaucoup du contexte et du media.

Si c'est un reportage d'actualité (donc diffusé dans les heures ou au plus tard dans les jours qui suivent), tu peux pratiquement tout faire dans le cadre de la liberté d'informer, sans autorisation écrite, sauf la limite de la dignité humaine - qui peut être rapidement atteinte, vu le sujet. Sil y a atteinte à la dignité humaine, les images ne sont en principe pas diffusables sans autorisation éclairée du sujet.

Je parle d'images faites sur la voie publique. Pour les images faites dans des lieux privés, la réglementation est différente.

S'il s'agit d'un reportage au long cours, sur un thème précis mais sans impératif d'information immédiate, c'est le droit à l'image qui prime généralement sur la liberté d'informer.

Il te faut alors en principe une autorisation écrite de chaque "sujet" individuellement, cette autorisation devant être limitée, c'est à dire précise quant au(x) support(s) de destination (pour la presse, pour le web, pour une agence, pour une exposition, pour les quatre...), au territoire de diffusion  (en France, dans l'Union Européenne, dans le monde entier...) et dans la durée (x ans - ne pas dépasser 10 ans).

Même si tu as une autorisation écrite,  compte tenu des "sujets" et de leur état de faiblesse, de dépendance ou d'incapacité supposé, ce n'est pas à l'épreuve des balles.