En lisant hier un poste dans lequel on mentionnait que le N&B ne convenait pas à la photographie animalière (c’était à propos d’un petit passereaux que le photographe tentait de traiter en faisant varier les paramètres), je confirme en effet que c’est un sujet où l’on perd énormément lorsque traité en N&B, car la diversité du Vivant s’exprime autant par ses formes que par ses 1001 couleurs. Cependant, dans certaines situations, en fin d’automne ou en hiver, par exemple, on peut se retrouver sous un ciel bien plombé, où le peu de couleurs qui demeure n’accroche pas l’œil, et n’apporte donc rien à la scène. Dans ce cas, autant passer au N&B et tenter d’en tirer le meilleur parti. On connaît tous ces photos impressionnantes en N&B réalisées avec des éléphants ou des chevaux, ou encore les gros plans des pattes des iguanes des Galápagos figées par S. Salgado.
En voici une d’une petite chèvre sur son trône rocheux. Ce dernier, en calcaire, était gris, la robe de la belle ne présentait que peu de couleurs, ajouter à cela le ciel en arrière plan plutôt chargé. Résultat : un cliché chromatiquement fade, d’où la nécessité d’un traitement (via PS).