Re : Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #60 le: 26 Fév, 2016, 08:02:19 am »
@ Hervé : Pour le stockage de tes joints, c'est bien de les enduire de graisse silicone, mais uniquement pour le stockage.
En juillet 2012 j'avais écris :

J'apporte ma pierre à l'édifice :
Au sujet de l'entretien des joints. Comme précisé par amansjeanphilippe et Pierre 44-58 Il est primordial.
Deux choses à nettoyer. La gorge du joint et le joint.
1 - Pour la gorge, il faut enlever le joint. Utiliser pour ça un objet qui ne risque pas de l'abimer, (pas d'aiguille, ni de trombone par exemple) Moi j'aime bien le cure-dent en plume d'oie. Le nettoyage se fait classiquement, il n'y a pas de risque. (Pas obligé de le faire à chaque plongée)
2 - Pour le joint, il y a mieux que la graisse de chez Nikonos. C'est la bombe silicone. Autrement dit, poser les joints à plat et les "bomber" des deux côtés. Ensuite, et c'est là qu'intervient une légère différence avec le manuel, personnellement je les essuie avec un tissu non pelucheux, ou un papier pour verres de lunettes. Je ne laisse aucune trace de lubrifiant. En fait, cette procédure permet d'entretenir la matière du joint. Car comme dit plus haut, c'est lui qui fait l'étanchéité en se déformant dans sa gorge et c'est pas la graisse ou lubrifiant. Il faut donc qu'il reste souple.
Petite explication : si le joint (et donc également la gorge) est recouvert d'une infime partie de graisse, la moindre impureté, comme un grain de sable, de poussière, un cheveu, etc. sera retenu, emprisonné par la graisse, et au moment de la mise en pression (l'immersion) le joint se déformant rencontrera un obstacle et pourra ne pas remplir son rôle... Sans graisse, l'eau au cours du rinçage du joint emportera les impuretés. Avec la graisse, elles risquent de restées emprisonnées par elle.
PS : J'ai hésité avant de posté mon message, mais j'ai imaginé rocs nous dire que son Nikonos avait fait l'eau ! J'en aurai ressenti une part de responsabilité...  ;)

Additif : Si les photos se font en plongée bouteilles, et qu'il faille changer de pellicule pour la plongée suivante, avant d'ouvrir le Nikonos, utiliser l'air comprimé pour souffler l'eau qui reste sur l'appareil dans ses moindres recoins.  Et si il reste un peu de souffle à notre ami rocs, il peut même faire ça après ses apnées !    ;D

ET :

Encore un truc !   :D
Quand vous refermez le Nikonos, il se trouve sur le pont du bateau, dans la chambre de l'hôtel ou ailleurs, mais sur le plancher des vaches. La température sera disons "estivale" la plupart du temps... Donc à l'intérieur du Nikonos de l'air à une température d'environ 30°.
Départ plongée, période déterminée, retour plongée (faut l'espérer !)
Le Nikonos pendant son immersion s'est refroidi... et l'air à l'intérieur aussi ! Il peut y avoir une dizaine de degré d'écart. Ce qui entraîne par une loi physique bien connue une contraction de l'air, càd une diminution de son volume... Donc en surface, (à 30°) il existe une dépression dans le Nikonos ! CQFD !
Si le plonplon ouvre son beau Nikonos juste après la plongée, les gouttes d'eau sur le joint torique vont être aspirée VERS l'intérieur !  (Puisqu'il y a une pression inférieure à l'intérieure)
Moralité : Si c'est indispensable de l'ouvrir, mettre l'appareil une fois rincé au soleil avant de l'ouvrir.
Et si vous me croyez, quels que soient mes avis, vous vous trouverez bien de les avoir suivis.

Re : Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #61 le: 26 Fév, 2016, 11:00:26 am »
Hello
je ne suis pas tout à fait d'accord...
Les joints ne sont pas poreux, donc si tu essuies le lubrifiant, tu n'en laisses qu'un couche très très fine qui peut alors être chassée par l'effet mécanique de la compression du joint lors du montage de l'objectif ou la fermeture du boîtier...
Le but du lubrifiant sur ces joints est de créer un volume de liquide visqueux entre l'eau d'un côté et les interstices dû à l'état de surface des parties métalliques et celle du joint.
J.Ph.

Re : Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #62 le: 26 Fév, 2016, 12:05:31 pm »
Tous les avis sont recevables, pour l'instant on débat, chacun expose ses arguments, il n'y a pas de jugement.
Cela dit, il y a une chose qui va remplacer tous les arguments, c'est l'expérience. Et de ce côté là je peux prétendre en avoir, pas seulement sur les joints d'un Nikonos, mais sur pas mal d'autres appareils sous marins, comme des tourelles de plongées, de tous leurs périphériques embarqués, des ROV et autres outils pneumatiques sous-marins par exemple, et depuis des dizaine d'années.
Tu écris : tu n'en laisses qu'un couche très très fine qui peut alors être chassée par l'effet mécanique de la compression du joint lors du montage de l'objectif ou la fermeture du boîtier...
D'abord il n'y a pas de couche de lubrifiant, il n'y a plus rien sur le joint, rien de rien ! Et lors du montage de l'objectif, il n'y a pas d'effet mécanique, le joint se met en place dans sa gorge et l'autre partie vient s'appuyer sur lui. Si effet mécanique il y a, il apparaitra à la mise en pression !
Tu écris : Le but du lubrifiant sur ces joints est de créer un volume de liquide visqueux entre l'eau d'un côté et les interstices dû à l'état de surface des parties métalliques et celle du joint.
D'abord je ne comprends pas du tout ça : et les interstices dû à l'état de surface Incompréhensible pour moi.
Enfin, il est manifeste que tu ignores comment fonctionne un joint torique !
D'abord, c'est justement ce que tu nommes volume de liquide visqueux qui n'est pas souhaitable, car il peut retenir toutes les impuretés, comme un grain de sable, tu sais celui qui fout tout en l'air, il est bien connu !  ;D L'étanchéité d'un joint torique est faite par sa déformation uniquement, sous la pression d'un liquide ou d'un gaz, dans sa gorge et contre une portée, et pas du tout par ce "liquide visqueux" !  :-\  C'est pour cela que les gorges et les portées sur lesquelles vont s'appuyer les joints toriques se doivent d'être d'un état irréprochable, et sur ce post, certains les ont malheureusement oubliées !
     
« Modifié: 26 Fév, 2016, 18:49:15 pm par Delta300 »
Et si vous me croyez, quels que soient mes avis, vous vous trouverez bien de les avoir suivis.

Re : Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #63 le: 26 Fév, 2016, 13:02:13 pm »
Hello
effectivement, tu n'as rien compris à l'étanchéité malgré des décennies de pratique...
Ce n'est pas grave.
J.Ph.

Re : Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #64 le: 26 Fév, 2016, 18:45:43 pm »
 ;D
Tu as raison, mais ce qui est grave, surtout pour toi, c'est qu'il n'y ait rien pour l'étanchéité de l'encéphale !
« Modifié: 26 Fév, 2016, 18:50:40 pm par Delta300 »
Et si vous me croyez, quels que soient mes avis, vous vous trouverez bien de les avoir suivis.

Re : Re : Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #65 le: 27 Fév, 2016, 11:22:49 am »
Bah on a peut être chacun son expérience en même temps, pour envoyer pas mal d’équipements électroniques dans les puits de pétrole (max 15 000psi) je peux vous dire que l'on est pas radin sur la graisse silicone ou autre type (pour le oring et dans la gorge). Je n'ai jamais vu de graisse rentrer l’intérieur des compartiments électroniques sous la pression mais une fois encore je n'en suis pas traquer la moindre poussière.

Le rôle de la graisse est clairement d’éviter en premier lieu des phénomènes d'abrasions, pincements, coupures lors de la mise en place "mécanique" des divers éléments (serrage, vissage, encastrement, etc..), un avantage additionnel est la création d'un film permettant de protéger le oring contre les agressions des fluides/gaz mais pas d'assurer l'étanchéité dans notre cas ici. Cependant lors d'utilisation pneumatique ou mise sous vide ce lubrifiant peut remplir un rôle pour réduire les fuites en remplissant les aspérités microscopique.

Re : Re : Re : Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #66 le: 27 Fév, 2016, 12:59:06 pm »
pour envoyer pas mal d’équipements électroniques dans les puits de pétrole (max 15 000psi)
D'abord dans le puits de pétrole (ou B.O.P) on envoie rien (à part de l'huile hydraulique pour ses commandes) dans le Riser (ou casing) qui la traverse oui !  ;D En général des outils de mesures assez complexes, comme ceux de la société Schlumberger par exemple. Quant aux pressions dont tu parles, 15000psi, au-delà de cette pression (1000 bar) dans l'industrie pétrolière on utilise des joints annulaires métalliques. Non pas que les joints néoprène ne tiendraient pas, mais le principal problème est le facteur d'usure et déformation, car ils vont s'user et se déformer davantage qu'un joint en métal qui aura une vie beaucoup plus longue.
Et dans une BOP, je serais très étonné qu'il y ait beaucoup de joint de  néoprène !  ;D De toute façon quand un joint torique et néoprène est utilisé en très haute pression, au dessus de 1000 bar, ils sont toujours utilisés avec une bague anti-extrusion.
Mais revenons à nos Nikonos, et à ses petits joints toriques. Je vous poste une petite vidéo, elle est en anglais mais très explicite.
Je vous recommande votre attention à partir de 05:57 car il explique la préparation du joint torique. Et à 07:00 il explique que le joint doit être un petit peu brillant ! 
Sachez maintenant que je ne cherche à convaincre personne, à la limite donner à réfléchir. Vous pouvez continuer à badigeonner de graisse les gorges et les joints toriques de vos Nikonos et autres engins sous-marins tant que ce n'est pas les miens, j'espère aussi que vous n'ayez jamais à le regretter.  ;)
Et si vous me croyez, quels que soient mes avis, vous vous trouverez bien de les avoir suivis.

Re : Re : Re : Re : Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #67 le: 27 Fév, 2016, 13:32:28 pm »
....

en fait justement par "envoyer" j'entends bien descendre dans le puits (RIH) des outils électroniques de schlumberger justement, je suis en wireline (j’étais pour être précis les temps sont durs, pas mal ont été mis dehors). Et oui on utilise des orings pour les lubricators a 15kpsi avec des anti extrusions, a ces pressions les procedures sont un enfer d'ailleurs. En hydraulique pure (commandes hydraulique BOP, safety valve, ou autre) j'ai surtout utilise du NPT, du JIC voir BSPP mais jamais de oring, je n'ai aucun doute que les seals non/peu accessible (Xmas tree, well head, completion, etc..) sont en metal mais ce n'est pas mon domaine, pour les RAM de BOP (pièces en mvt) c'est des elastomers le reste en static c'est du metal-metal bien sur.

Au final ce que je voulais dire c'est comme toi cela ne sert a rien mettre trop de graisse même si nous on en tartine ca n'influe pas sur l'etancheite a part sur quelques cas très particuliers -hors contexte ici- (dixit la doc constructeur ).
« Modifié: 27 Fév, 2016, 14:03:32 pm par rapha »

Re : Re : Re : Re : Re : Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #68 le: 27 Fév, 2016, 17:32:28 pm »
cela ne sert a rien mettre trop de graisse même si nous on en tartine ca n'influe pas sur l'etancheite
Je crois que ce que tu as écris et que j'ai mis en référence résume l'affaire.
Le fait est que la lubrification d'un joint torique est faite pour favoriser son "glissement" et sa mise en place quand la pression augmente. La graisse, silicone ou autre ne fera jamais l’étanchéité d'un montage. Sous 300 bar, pression d'air d'une bouteille de plongée, la graisse sur un joint de la robinetterie aura vite fait d'être éjectée ! (il arrivait souvent sous 200 bar sur les anciennes robinetterie que ce soit le joint qui se fasse la malle !)
PS : ton petit passage technique sur les Well Head m'a bien plu, il m'a rappelé quelques souvenirs...  ;)
« Modifié: 27 Fév, 2016, 17:37:03 pm par Delta300 »
Et si vous me croyez, quels que soient mes avis, vous vous trouverez bien de les avoir suivis.

Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #69 le: 21 Nov, 2018, 14:41:07 pm »
Après des années sans poster (je jette quand même un œil de temps en temps sur le forum), je reviens comptabiliser un Nikonos III et un 80/f4 récemment arrivés à la maison !

----> a recopier/compléter par les heureux possesseurs de Nikonos :

Nikonos RS : 2
Nikonos V : 15
Nikonos IV : 4
Nikonos III : 6
Nikonos II : 3
Nikonos I : 1

---------> fin de la zone à copier

Phil

Combien sommes-nous les Nikonos ?
« Réponse #70 le: 18 Déc, 2018, 19:49:50 pm »
Bonjour,
je possède un Nikonos III, un Nikonos IV-a et un Nikonos V
EM,FM,FG,FE,FM2n,FE2,F3HP, MDE,MD12,MD4, Nikonos III, Nikonos IV-A, Nikonos V