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ACCESSOIRES & TECHNIQUE PHOTO => Photo argentique et Polaroid/Instax : films, labo, développement => Discussion démarrée par: rosetouvel le 28 Juil, 2016, 13:21:47 pm
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Bonjour à tous,
Nouvelle sur ce forum, je suis débutante en photographie argentique et sollicite votre aide pour des soucis d’agrandissement. Mille excuses pour les redites que cela pourrait impliquer, mais j’ai cherché au préalable sur le net des réponses à mes questions, et j’avoue être un peu perdue. J’apprécierais beaucoup un conseil personnalisé :)
Je souhaite réaliser des tirages d’un film N&B que j’ai fait développer par un professionnel (avec un tirage d’épreuves, je connais donc le résultat). Ayant déjà un petit peu pratiqué en laboratoire de façon encadrée, je décide de me lancer et d’agrandir moi-même mes photos. Malheureusement, et après un petit moment seule au travail, mes bandes essais sont loin du résultat : entre les traces de pince, des auréoles de produit et surtout un rendu très gris, je ne m’en sors pas…
D’une part, je trouve mon temps de révélation particulièrement faible : dix ou quinze secondes suffisent pour avoir une image. Au delà, le papier devient entièrement noir. Il faut donc aller très vite et la révélation devient approximative. Cela ne devrait-il pas durer plutôt une bonne minute ?
D’autre part, je n’ai aucun rendu blanc sur mes bandes d’essai, alors qu’il devrait y en avoir (la photo comporte des statues). Les contrastes sont très faibles, l’ensemble est quasiment en monochrome gris. En revanche, j'ai bien du blanc au niveau des marges, où le papier n’était pas exposé.
Qu’en pensez-vous ? Savez-vous comment puis-je améliorer mes tirages ? Est-ce un problème de grade ? de dilution ? d’inactinisme ? de température ? Auriez-vous des conseils à me donner ?
Pour ce qui est du grade, j’ai pu lire qu’il jouait effectivement sur les contrastes, mais je ne sais pas comment m’en servir, ni même si mon agrandisseur dispose de grades…
Je vous indique ci-dessous tout mon mode opératoire, n’hésitez surtout pas si vous releverez quelques erreurs.
Merci d’avance de votre collaboration !
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Mode opératoire
Matériel :
un agrandisseur AHEL 24-36 (récupéré dans la famille et a priori fonctionnel), et ainsi que toute la panoplie : cuves, pinces, compte-poses, controleur de netteté, lampes rouges etc.
un objectif EL-NIKKOR 50mm f/2.8 (a priori en très bon état, sans rayures visibles, mais acheté d’occasion à 25€… affaire ou arnaque ?)
du papier FOMASPEED VARIANT III N&B (impossible de savoir s’il est RC, ce n’est indiqué nulle part) acheté en boutique professionnelle il y a quinze jours.
une chimie neuve également : révélateur PQ UNIVERSAL ILFORD, et fixateur RAPID FIXER ILFORD, qui m’a été conseillée par le vendeur professionnel pour débuter.
Pour la chimie j’ai réalisé les dilutions suivantes :
Révélateur : 1+9 pour 150ml de solution
Bain d’arrêt : 1+19 pour 75 ml de vinaigre blanc
FIxateur : 1+4 pour 300 ml de solution
La température du révélateur était à 23°
J’ai installé mon laboratoire dans ma salle de bain. J’ai essayé de le rendre le plus inactinique possible, mais je ne peux pas affirmer que la pièce est obturée à 100% : en plein jour, les volets fermés laissent tout de même de minuscules rais de lumière, pareil au niveau du haut de la porte (en bas il y a un tapis). C’est très minime, cela peut-il vraiment jouer ?
J’ajoute qu’il y a un grand miroir : dois-je le cacher ?
Au niveaux des réglages, j’ai principalement testé en focale 2,8.
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Hello,
Ton papier est un papier RC, multigrade.
Si tu dis que les marges restent blanches, c'est qu'il n'a pas été voilé.
Ce qui m'interpelle, c'est lorsque tu dis que c'est révélé en 15 sec et totalement noir en 1 min. Le plus courant est un début d'apparition de l'image vers 15 sec et une bonne révélation vers 1 minute.
Mais en poursuivant la lecture, je ne suis pas surpris. Car à 2,8, il y a fort à parier que ton diaph est bien trop ouvert.
Quel est le format de ton papier? Quel est approximativement le temps d'exposition que tu as utilisé?
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Prends un bout de film vierge, donc totalement transparent, donc censé donné du noir sur le papier.
Cale ton objectif entre f/4 et f/5.6.
Règles la hauteur de ton agrandisseur au niveau nécessaire pour obtenir la taille d'image que tu désires.
Ensuite, tu fais une bande test. Tu masques ton papier, et tu décales le masque de 2cm toutes les 2 secondes.
Tu développes cette bande test en la laissant 1 à 2 minutes dans le révélateur, en agitant lentement et régulièrement.
Enfin, tu regardes cette bande test pour déterminer le temps de pose qui te permet d'obtenir le noir le plus noir possible.
Par exemple, si entre 8 et 10 secondes, le noir est le même, cela veut dire que pour ce papier, avec ce film, à ce rapport d'agrandissement et cette ouverture, il faut 8 secondes d'exposition pour obtenir le noir le plus pur.
Ça te donne le temps de référence à utiliser pour un film correctement exposé et développé.
A partir de là, tu refais un tirage de lecture, et tu viens nous dire ce qu'il en est.
Pour utiliser les grades, il te faut des filtres. Sans filtre, en général, les papiers multigrades donnent l'équivalent d'un grade 2,5 ou 3. Ça convient à la majorité des images.
Même sur-développé, le papier ne devient jamais noir. Un tirage correctement exposé, tu peux le laisser 3 minutes dans le révélateur, il ne deviendra pas noir mais restera correct. Au pire, tu aura une modification du contraste, mais les blancs restent blancs. Si ton papier devient noir, c'est que tu l'as sur-exposé au tirage. Donc il faut fermer le diaph.
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Bonjour,
si le papier est noir au bout d'une minute c'est qu'il a été surexposé. Il faut respecter globalement le temps de développement préconisé par le fabricant de papier. Pour exposer correctement fermer l'ouverture (f:5,6 ou f:8 c'est mieux pour le piqué. La pleine ouverture est surtout faite pour la mise au point) et/ou réduire le temps de pose.
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Papier surexposé... Sous l'agrandisseur l'idéal c'est de travailler avec un diaph de f/5,6 f/8. Faire des bandes test... il faut que tu arrives à différencier une bande sous ex et une bande sur ex... c'est que tu es à peu près dans les clous sinon si c'est toujours sur exp il faut réduire le temps en fermant le diaph. f/2,8 c'est trop ouvert. On ouvre le diaph à fond juste pour faire la MAP (avec le filtre inactinique) Tu était sur quel format de Tirage ?
Pour le fixage à 1+9 pendant 1 mn ça sera plus économique en chimie
edit: je vois que je pose les même questions que Tarif :) Donc même impressions...
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Bonjour, et merci pour vos réponses, quelle rapidité !
Au niveau du format, ce n'étaient que des bandes test, entre 3 et 6 cm de large sur 15 de long.
Pour le temps d'exposition, j'avais bien appliqué la méthode que préconise Cynik (mais avec une image) : je l'ai fait varier sur chaque bande de test, en décalant un cache toutes les 5 secondes, sur un temps total de 30 secondes. Une fois révélé, les différentes "strates" sont visibles mais peu nuancées, et aucun résultat n'était satisfaisant.
J'en déduis que c'est bien le diaphragme qui a posé problème plutôt que le temps de pose ? Je vais essayer avec une ouverture plus réduite d'ici peu et vous tiens au courant.
Merci encore pour tous vos tuyaux !! :)
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Ben c'est le temps qui était trop long pour cette ouverture là si ton image sur le plateau de l'agrandisseur fat environ 10x15cm pour faire des bandes toutes les 30 s il faut que tu mettes le dipah sur f/8, voir f/11
recommence tu es sur la bonne voie...
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D'une manière générale, il vaut mieux avoir des temps d'exposition longs.
Déjà, cela permet une plus grande précision. Une erreur de 1 seconde sur un temps global de 5 secondes aura des conséquences désastreuses. Une erreur de 1 secondes sur un temps global de 50 secondes sera insignifiante.
Ensuite, lorsque tu commencera à faire des masquages, cela te permettra un plus grand confort, une plus grande maitrise, et des possibilités de nuances presque infinies.
Donc, il faut fermer le diaph autant que possible, mais pas à fond non plus, au risque de générer de la diffraction.
De plus, avec un diaph fermé, tu es sûr que les coins de ta photo seront nets. A pleine ouverture, ils peuvent se montrer mous, voire même en dehors de la zone de netteté.
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Je partage tous les conseils de Cynik.
Par ailleurs tu parles de traces de développement.
Le papier doit baigner intégralement dans le bain, il faut "l'enfiler" dans le liquide et éventuellement appuyer un peu aux endroits qui ne seraient pas immergés, puis agiter doucement la cuvette de temps-en-temps pour que le développement soit homogène, en effet les zones noires usent le révélateur contrairement aux zones blanches, il faut donc renouveler par une légère agitation le révélateur à la surface du papier. C'est d'autant plus important que la quantité de bain est faible. Tu parles de 150ml de solution, c'est dans une cuvette 13x18 cm? Il faut suffisamment de solution pour que le papier puisse nager dedans, si tu en fais trop peu il sera vite épuisé après quelques tirages et le traitement manquera de constance. D'autre part, compte-tenu des temps de pose et de développement très courts dont tu parles il est aussi normal que tu aies des traces, en effet le papier doit être développé "à fond", en 15s ce n'est pas le cas, alors que lors d'1mn et plus de développement les petites traces des premières secondes disparaissent lors du développement complet.
A propos d'auréoles, il faut aussi connaître un phénomène qui peut survenir avec les passe-vues entre plaques de verre: les anneaux de Newton. Ce sont des anneaux d'électricité statique accumulée entre le film et la plaque de verre, sur les tirages ça donne des formes patatoïdes dont les bords forment des anneaux clairs et d'autres plus denses, à distinguer donc des traces de développement. La solution est de décharger cette électricité statique.
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Bonjour à tous,
Après quelques jours de vacances et armée de tous vos précieux conseils, je me replonge dans le labo. J'ai donc fait plusieurs tests avec une ouverture de diaph de plus en plus réduite, et des temps d'exposition de plus en plus courts. De façon empirique, je suis parvenue à un tirage relativement satisfaisant, dans le sens où l'image est là, que les blancs sont blancs et que les noirs sont noirs.
Cependant je me doute bien que ce n'est pas optimal car pour obtenir un tel résultat, j'ai du me caler en F/16, avec une exposition de 4 secondes, et une révélation de 40 secondes.
Un temps de pose de 4 secondes me parait vraiment court, pourtant au delà je retombe dans du gris. Qu'en pensez-vous ?
De plus, le diaphragme étant très fermé, le tirage final (10x15) est dans sa partie centrale bien plus exposé que sur les extrêmes, qui sont à la limite de la sous-exposition... Ce qui se voit bien de toute façon sur la projection de l'agrandisseur lorsqu'on augmente la focale. Est-ce normal ? Ou bien mon objectif est-il mauvais ? ou mon ampoule trop forte (230 volt, 915 lumen, 57 watts) ?
J'ajoute deux fichiers à ce post car une image vaut souvent mieux qu'un long discours... (précisons que la qualité numérique est mauvaise et que ce qui apparait gris-jaune, comme les marges, est bien blanc)
Comme toujours, je suis preneuse de toutes vos remarques et recommandations, que je lis avec beaucoup d'attention soyez en assurés ! Merci encore
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Pour un 10x45 c'est un temps possible tu n'utilise pas de filtre de densité (grade) Après si ton négatif est sous développer donc trop clair au tirage c'est plus compliqué.
Donc comment est ton négatif ?
Utilises-tu des filtres de gradation ça se place entre l'ampoule et le négatif dans un logement spécial ou si tu a un agrandisseur couleur il faut jouer des curseurs.
Il faut aussi savoir que sur du 10x15 tu e feras quasi jamais du masquage trop petit pour moi un 10x15 c'est un tirage de lecture et encore perso je fais ca avec du 13x18... le 10x15 diviser par 2 c'est presque pour moi une bande test.
Je pense qu'il faut t'inscrire dans un club photo... ou trouer quelqu'un qui près de chez toi pourrait t'expliquer.
Tu es dans quelle région.
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Mon négatif a été développé en laboratoire professionnel, et il me semble bon au vu des épreuves de lecture fournies.
Je n'utilise pas de filtre de densité car je n'ai jamais appris à m'en servir, effectivement je pourrais essayer. Mais en tous les cas cela ne résoudrait pas le problème de la zone centrale qui est sur-exposée...?
Le tirage n'est pas exactement du 10x15, je me trompe, c'est en fait un 20x13,5
Je suis en Loire Atlantique, et j'ai déjà pratiqué en labo. Je connais donc le processus, mais tout cela était de façon encadrée. L'idée était de pratiquer par moi-même maintenant, mais plus facile à dire qu'à faire.. ;)
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Avec un filtre de densité de grade neutre 2 chez ilford par exemple tu vas gagner du temps donc il te faudra exposer plus ton papier...
Si trop clair au milieu il faut retenir au centre avec un cache ...
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.../...
De plus, le diaphragme étant très fermé, le tirage final (10x15) est dans sa partie centrale bien plus exposé que sur les extrêmes, qui sont à la limite de la sous-exposition... Ce qui se voit bien de toute façon sur la projection de l'agrandisseur lorsqu'on augmente la focale. Est-ce normal ? Ou bien mon objectif est-il mauvais ? ou mon ampoule trop forte (230 volt, 915 lumen, 57 watts) ?
Normalement l'éclairement de la surface devrait être homogène. As-tu bien le condenseur (il s'agit d'une grosse lentille de verre lise le flux lumineux de l'ampoule en un cercle image couvrant toute la surface du négatif)?As-tu bien une ampoule pour agrandisseur, c'est-à-dire dépolie (un peu plus que les ampoules servant à l'éclairage traditionnel) et non transparente? A moins que ton agrandisseur soit à lumière diffuse donc avec un dépoli entre l'ampoule et le passe-vues?
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Bonjour
Les agrandissements gris ont plusieurs raisons…
Je dirais, pour quelqu'un qui débute :
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A ce niveau là, c'est pas de la coupe… je refais l'explication dans la soirée…
A+
Laurent Galmiche
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Je refais… et comme j'ai dormi depuis, ce sera différent de ce que j'ai fait hier soir (et peut-être plus facile à comprendre)
Les agrandissements gris ont plusieurs raisons…
Je dirais, pour quelqu'un qui débute, par ordre :
- révélateur inadapté, mal préparé, trop dilué, usé…
- température trop basse…
- sur-exposition compensée par un développement trop court…
- grade trop faible.
Même si ça semble simple, tout les révélateurs papier ne sont pas utilisables pour tous les papiers.
Chez Ilford, c'est simple : tous les papiers sont prévus pour donner de bons résultats avec les révélateurs à la phénidone. Le PQ Universal est une bonne soupe, pas chère et qui se conserve bien… et, pour faire des économies, il est possible de le remplacer par du Bromophen, en poudre (c'est plus compliqué à préparer, il faut stocker le concentré… mais c'est moins cher et ça donne le même résultat)
Chez les autres, il faut lire la doc : certains papiers donnent de meilleurs résultats avec des révélateurs au Genol (Metol, Elon, Rhodol…). C'était le cas avec les Brovira d'Agfa ou le Kodak Polyfiber. Dans ce cas, il faut privilégier les révélateur MQ comme le Dektol ou le Neutol (Agfa). (un "détail", le Genol peut donner des allergies cutanées…)
Pour la préparation, pour les révélateurs en poudre, il faut utiliser de l'eau assez chaude mais pas trop (voir notice), utiliser de l'eau bien dégazée (aérateur sur robinet) et quand il y a plusieurs sachets, bien diluer dans l'ordre…
Pour la température, il faut savoir qu'en dessous de 13°, l'hydroquinone ne développe pas… et que dès 17°, ça se voit…
Les abaques Ilford fonctionnent bien… mais, comme les cols roulés sur les cuvettes ne servent pas à grand chose, et que, rapidement, les bains, en cuvette et sans bain marie, sont vite à température ambiante… il vaut mieux monter un peu le thermostat du labo pour être autour de 21°… (ma température de confort est entre 18° et 19°… en hiver, j'accepte d'avoir trop chaud mais j'ai souvent des bains un peu froids)
Contrairement aux négatifs, les tirages doivent être développés à fond… En pratique, en noir et blanc, développer 2 minutes 30 voire plus au lieu de 2 minutes ne produit pas de montée de voile (sauf problème d'éclairage inactinique)… (en couleur, c'est un autre problème et il faut respecter scrupuleusement la norme)
Les prémices de l'image apparaissent au bout de 30 secondes… si ça va plus vite, c'est qu'il y a une forte sur-exposition… et raccourcir le développement ne sauvera pas le tirage (mais produira une image dont le contraste et la densité maximale sera trop faible).
Remarque perso, pour les débutants, je ne conseille pas l'utilisation de révélateur type Ilford Multigrade ou autres révélateurs rapides. Le gain de temps est limité (1 minute), l'agitation est plus délicate… et la tentation d'aller vite fait que le sous-développement est fréquent.
Pour moi, une bonne exposition dure entre 15 et 20 secondes… (ça peut être un peu moins mais, en dessous de 10 secondes, ça devient compliqué si on veut maquiller)… et, comme en prise de vue, il faut fermer le diaphragme d'au moins 2 cran (si l'objectif ouvre à f/5,6, il faut travailler à f/11…)
Pour le grade du papier, il faut savoir que sur un agrandisseur à tête couleur
- hors exception (tête Ilford ou systèmes à synthèse additive similaire), il est impossible d'obtenir la gradation maximale (et sur un agrandisseur Durst, pour un grade maxi, la graduation 200 M correspond en fait à CC 130 M – c'est normal, c'est fait exprès – mais c'est insuffisant pour obtenir la gradation maxi du papier)
- presque toutes les têtes couleur produisent une lumière diffuse (seule exception, le Fujimoto G70 dont la tête couleur peut être utilisée avec des condenseurs)… ce qui naturellement fait baiser le contraste des films non chromogéniques (mais les poussières, rayures et autres sont moins visibles) (Ilford recommande d'augmenter la durée de développement des films afin de compenser…)
J'espère n'avoir rien oublié de ce que j'avais écrit hier…
A+
Laurent Galmiche
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Il y a des fois où l'on cherche quelque chose et que l'on trouve autre chose que ce que l'on cherche…
Je viens de tomber sur un document d'origine Ilford / Harman technology donnant des équivalences entre les produits (surfaces sensibles et chimies) Kodak et les produits Ilford.
Un tel document a le mérite d'exister (surtout, qu'entre les produits Kodak discontinués ou en rupture plus ou moins longue, les chimies dont Kodak a fait le choix de publier les formules et de ne plus proposer de version "toute prête", ça devient vite assez sportif)… mais il est difficile de prendre au pied de la lettre le document Ilford…
Quelques exemples :
- même si elle s'en approche de plus en plus, l'HP5 Plus n'est pas équivalente à la Tri-X (oui, la sensibilité est la même, les caractéristiques sensitométriques sont de plus en plus proches mais pas encore identiques) ;
- l'ID11 a la même formule que le D76 (quand j'étais jeune, l'ID11 était vendu au même prix que le D76 mais la petite dose d'ID11 permettait de faire 0,6 litre de solution (le volume d'une cuve Paterson…) alors que la boite de D76 permettait de faire 1 litre de révélateur) ;
- le Perceptol est de la même famille de révélateur que le Microdol-X (et du Kodak D23) (révélateur Metol / Sulfite de sodium éventuellement additionné d'un soupçon de sulfocyanure alcalin – la FDS du Perceptol et la formule du D23 n'indiquent pas de présence de sulfocyanure)…
- mais on ne peut pas substituer sans se poser de question le Dektol (révélateur en poudre à base de Metol / Hydroquinone) par du Bromophen (en poudre… mais à base de Phenidone / Hydroquinone)
Comme indiqué précédemment, ma préférence va pour les révélateurs type PQ, chaque fois que c'est possible…
A+
Laurent Galmiche
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Tu as raison la HP5 plus et la Tri-X ne sont pas tout à fait identique . A savoir que la Tri-X entre ses début et le film actuel c'est là aussi presque 2 films différents. Des différences subtiles mais elles existent.