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Hors ligne Drake

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Quand on regarde des photographies de gens célèbres qui ont marqué l’histoire de la photographie, les « grands noms », on remarque que les styles sont, évidemment, bien différents mais aussi que certaines photos paraissent (je dis bien « paraissent ») quelque peu « banales » ou à l’esthétique douteuse ou encore à la technique (sous entendre le suivi des « règles ») largement ignorée, etc.

Se pose alors la question de savoir ce qu’il a pu permettre à ces personnages de rentrer, de faire l’histoire de la photographie. Je ne parle pas de talent, de vision différente ou de quoi que se soit d’autre mais d’une analyse des éléments qui font que telle image sera un « chef-d’œuvre » et telle autre tombera dans les limbes de l’oubli.

S’agit-il de :
1- l’ esthétique picturale en vigueur au moment où elle est « jugée » ?
2- le « message » subliminal qu’elle instille au regard ?
3- le rêve, l’imaginaire dans lequel elle ne manque pas de faire plonger le spectateur ?
4- le « choc » instauré par le non respect des conventions ?
5- autre chose à définir ?

Le cas n°1 ferait référence selon moi à l’œil, le n°2 à la pensée, le n°3 à l'âme (à définir toutefois), le n°4 aux réactions épidermiques que le spectateur, au sens large, peut ressentir.

J’avoue ne pas avoir de réponse mais je pense qu’il est peut-être bon d’y (re)réfléchir (même si ça a déjà été fait) et en discuter serait formateur pour tous.
Une idée d’article que je lance également à JC  ;)

PS : tout ce que je viens de dire est également transposable pour les autre arts graphiques.
« Modifié: 04 août, 2021, 09:12:09 am par Drake »
"La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard." (John Stuart Mill)

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C'est pas Doisneau qui disait que s'il savait comment faire une bonne photo, il en ferait une à chaque fois ?

En fait, les "Grands" eux-mêmes n'en savent rien.
Des zooms DX, des fixes FX et le même boîtier pour tout le monde.

Bonjour,
pour avoir présenté des œuvres de photographes très différents au sein de mon club photo (Leibovitz, Arbus, Alaoui, Bresson, Kenna, Leiter...Garcin !), et certains de ceux-ci ont produits ce qu'on peut appeler des "chef-d'oeuvres" !, je peux avancer qu'il n'y a pas de règles, ou du moins rien qui puisse distinguer par avance une image qui en deviendra un...
Concernant le gout ou l'esthétisme du moment, je pense que c'est un facteur primordial pour la reconnaissance par le plus grand nombre, mais...un chef d'oeuvre des années 40 le reste aujourd'hui. Je ne suis pas sûr de l'inverse par contre si on pouvait remonter le temps !
Quant au "message"...oui, mais il est souvent porté par l'air du temps aussi, ce qui rejoint ma première réflexion.
J'ai pu voir l'indifférence devant une image de 15 personnes sur 20, alors que celle-ci est mondialement connue.
Je pense modestement que ceux qui sont rentrés dans l'histoire sont ceux qui ont apporté quelque chose de nouveau
Dire qu'on a pas vraiment de réponse est certainement le plus juste, mais malgré tout une image qui n'amène aucune émotion...
Pascal.
Jeunes carottes ou vieilles gamelles, peu importe, le principal est le cuisinier...

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Alors peut-être peut-on parler de hasard (chance ?) : hasard des rencontres influentes, hasard de l’image capturée, hasard de tomber à la « bonne » époque, hasard du détail qui change tout... Les hasards peuvent être nombres comme totalement absents...
Quid de ce que l’on appelle (à posteriori) le talent ? Là aussi encore une affaire de hasard. 
"La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard." (John Stuart Mill)

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